« Pas de renards dans nos poulaillers » : Pour la création urgente d’un Registre Public de Vigilance des Intervenants Extérieurs dans les écoles et la fin de l’impunité des VIP.
Par Lionel Labosse, professeur agrégé de Lettres modernes, écrivain.
Nous, citoyens, enseignants, parents d’élèves, demandons au Gouvernement et à l’Assemblée nationale la création immédiate d’un Registre Public de Vigilance pour les Intervenants Extérieurs (RPVIE), accessible à tous les parents et citoyens.
Chaque année en France, 160 000 enfants sont victimes de violences sexuelles, soit un enfant toutes les 3 minutes, selon les estimations de la CIIVISE (Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants). Face à ce drame national, la protection de l’enfance ne peut plus être à géométrie variable selon le statut social, la notoriété ou la proximité avec le pouvoir.
Le 1er avril 2026, le ministre de l’Éducation nationale a annoncé une « liste noire » pour empêcher les personnes écartées pour comportements inappropriés avec des mineurs de revenir dans les établissements. Cette mesure est insuffisante si elle ne s’applique pas à tous, sans exception ni passe-droit. Un sondage publié par France-Soir le 4 juin 2026 révèle un soutien de 96 % de la population à la proposition de mesure : « Sanctionner de manière intraitable les pédocriminels qui sévissent encore dans les médias ».
Nous demandons la création d’un Registre Public de Vigilance (RPVIE) recensant :
- Toutes les personnalités et intervenants extérieurs invités dans les écoles, collèges, lycées et structures accueillant des mineurs au cours des trois dernières années ;
- Les antécédents judiciaires, disciplinaires ou signalements graves en matière de protection de l’enfance![]()
- Le nom du responsable institutionnel ayant validé l’intervention.
- L’application immédiate et sans favoritisme de la « liste noire » aux personnalités ayant fait l’objet de condamnations, mises en examen, enquêtes ou affaires publiques graves pour des comportements avec des mineurs.
Pour ce qui concerne Brigitte Macron, qui se rend régulièrement dans les écoles et les hôpitaux auprès d’enfants, nous demandons un examen particulier : elle a entretenu une relation avec un élève mineur de 15 ans alors qu’elle était son enseignante. Une instruction contre X a été ouverte en mai 2026, visant « Brigitte » pour « viol sur mineur par personne ayant autorité », par la doyenne des juges d’instruction du tribunal judiciaire de Paris, Emmanuelle Robinson.
Cette situation pose un problème évident de cohérence et d’exemplarité.
Par ailleurs, d’autres personnalités telles que Richard Berry (accusé d’inceste et de viols par sa fille Coline), Patrick Bruel, Jean-Luc Lahaye, Jean-Marc Morandini, Claude Lévêque, Olivier Duhamel et d’autres ont été ou sont encore parfois invitées dans les établissements scolaires.
Les parents ont le droit légitime de savoir qui sont les personnes présentées comme exemples ou modèles à leurs enfants. Il n’est pas acceptable que des personnalités ayant un passé judiciaire ou des affaires graves documentées soient mises en avant devant des mineurs sans que les familles en soient informées au préalable.
Les affaires récentes de violences dans le périscolaire parisien (84 maternelles concernées), l’affaire Lyhanna, les ramifications françaises de l’affaire Epstein, et les multiples scandales impliquant des personnalités publiques montrent les failles graves du système actuel. Les refus répétés de commissions d’enquête parlementaire par Yaël Braun-Pivet et Gérard Larcher renforcent le sentiment d’une impunité réservée aux élites.
La protection de nos enfants n’est pas négociable. Elle ne peut dépendre du prestige, de la célébrité ou des réseaux de pouvoir. Nous refusons qu’une partie des enfants soit moins bien protégée que les autres sous prétexte de « communication institutionnelle » ou de « rayonnement culturel ».
Nous demandons des actes concrets et non des annonces symboliques. La transparence doit devenir la règle, pas l’exception.
Nous appelons l’Assemblée nationale à débattre d’urgence de cette proposition et à légiférer pour imposer :
- La création du Registre Public de Vigilance pour les Intervenants Extérieurs (RPVIE) ;
- Une véritable égalité de traitement dans la protection de l’enfance, sans passe-droit ni exception pour les personnalités médiatiques ou proches du pouvoir ; ![]()
- L’inscription sur la « liste noire » des personnalités susvisées, en particulier celles qui interviennent ou ont été invitées auprès des élèves.
Pour en savoir plus, lire l'article de Lionel Labosse
« Pas de renards dans nos poulaillers : halte à la pédocratie ! »
Vous êtes sûr ? Votre mobilisation est importante pour que les pétitions atteignent la victoire !
Sachez que vous pouvez vous désinscrire dès que vous le souhaitez.