Chère Mme Gotto et Mme Allan.
Je me permets de vous écrire afin de partager une réflexion concernant les examens de juin et les solutions qui pourraient être envisagées dans le contexte actuel.
Comme chacun a pu le constater, les conditions de travail sont particulièrement difficiles ces derniers temps. Les mouvements de mobilisation qui touchent l’enseignement traduisent des inquiétudes profondes face aux nombreuses réformes mises en place. En tant qu’élèves, et particulièrement en tant que futurs étudiants de l’enseignement supérieur, nous serons directement concernés par plusieurs de ces mesures dans les années à venir. L’annulation des examens pourrait ainsi représenter une forme de mobilisation supplémentaire permettant de faire entendre la voix de toute la communauté éducative.
Nous comprenons que votre intention n’est pas d’annuler les examens et que beaucoup d’élèves souhaitent également préserver leur année scolaire. Cependant, si une adaptation de la session devait être envisagée afin de soutenir le mouvement actuel et de faire entendre la voix de toute la communauté éducative, nous pensons qu’il existe des solutions permettant de concilier mobilisation, équité et exigence académique.
Par ailleurs, l’absence d’examens pour certains élèves ne signifierait pas nécessairement une diminution des exigences. Au contraire, cela pourrait permettre à de nombreux élèves de consacrer davantage de temps à la préparation de leur avenir. Une part importante des élèves de 6e secondaire prépare actuellement des concours, examens d’entrée ou sélections pour l’enseignement supérieur. Disposer de davantage de temps pour ces échéances représenterait un réel avantage.
De plus, plusieurs établissements ont déjà opté pour des adaptations ou des annulations d’examens. Cette situation crée une différence de traitement entre élèves qui se préparent pourtant aux mêmes études supérieures et aux mêmes concours.
Nous comprenons également la principale inquiétude exprimée par certains enseignants : les examens constituent souvent une opportunité de rattrapage pour les élèves en difficulté. Cette préoccupation est parfaitement légitime. C’est pourquoi nous proposons une approche qui permettrait de préserver cette possibilité tout en évitant une session complète pour tous les élèves.
À titre d’exemple, les pistes suivantes pourraient être envisagées :
1re année : passage d’office ;
2e année : maintien du CE1D ;
3e, 4e et 5e années : seront évalués grâce à l’évaluation continue.
6e année : maintien des épreuves certificatives, concours ou examens jugés indispensables.
Bien entendu, cette proposition n’est qu’une piste de réflexion parmi d’autres, et différentes approches peuvent être envisagées selon ce qui vous semble le plus adapté.
Notre objectif n’est pas de fuir l’évaluation ni de diminuer les exigences scolaires, mais de trouver une solution équilibrée qui tienne compte à la fois du contexte actuel, de la défense de l’enseignement, de la préparation de notre avenir académique et des besoins des élèves en difficulté.
Nous vous remercions pour le temps consacré à la lecture de ce message ainsi que pour l’attention que vous porterez à cette réflexion.
Bien cordialement,
Au nom des élèves 23 signatures
Encore 77 signatures pour que cette pétition ait plus de chances de devenir virale sur les réseaux sociaux.
Je signe En signant la pétition, j'accepte que MyPetition traite mes données à des fins de gestion de signatures et des commentaires. Pour en savoir plus, sur ces traitements et sur mes droits, je consulte les conditions d'utilisation. Partagez la pétition avec vos amis : Voir toutes les signatures
Vous êtes sûr ? Votre mobilisation est importante pour que les pétitions atteignent la victoire !
Sachez que vous pouvez vous désinscrire dès que vous le souhaitez.