PASSONS À L'ACTION ! RECRUTEMENT IMMÉDIAT DE 40 AESH DANS L’AUDE
PÉTITION : à destination du directeur académique
La FNEC FP-FO a décidé de prendre ses responsabilités et appelle à une journée de grève jeudi 5 novembre et une manifestation nationale à Paris:
• La création des places nécessaires dans les établissements sociaux et médico-sociaux !
• Le recrutement d'enseignants spécialisés et de PsyEN pour s'occuper des élèves qui en ont besoin !
• Un statut de fonctionnaire avec un temps plein de 24h pour les AESH !
• L'abandon des PAS et des PIAL !
Le SNUDI FO 11 a décidé d'envoyer une délégation pour appuyer ces revendications et pour exiger :
• Recrutement, a minima, de 40 AESH dans l’Aude.
Pour soutenir cette mobilisation des AESH de l’Aude et prendre en charge une partie des frais de transport des volontaires pour aller à Paris, le SNUDI FO 11 vous propose :
- de signer cette pétition et de la partager
- de soutenir par un don financier au SNUDI FO 11 ( IBAN FR76 1660 7000 3803 8193 5026 672 -> indiquez don 5 novembre dans l'intitulé )
Monsieur le Directeur académique,
A un mois de la rentrée scolaire, la situation concernant l’accompagnement des élèves en situation de handicap est particulièrement préoccupante dans les écoles du département. Lors du CSA du 4 septembre, vous nous avez indiqué que 75 à 80 élèves disposant d’une notification d’accompagnement ne bénéficient actuellement d’aucun accompagnement. Ces notifications correspondent, pour les accompagnements individuels concernés, à un minimum de 12 heures d’accompagnement hebdomadaire. Cela représente donc un besoin d’a minima 40 AESH supplémentaires pour répondre aux notifications actuellement non couvertes.
Ce chiffre sous-estime inévitablement le besoin réel car depuis le CSA de nouvelles notifications ont été prononcées. Cette situation n’est pas acceptable!
Sur le terrain, les directrices et directeurs d’école sont contraints de faire face à la pénurie en jonglant avec les absences et les emplois du temps, afin de tenter de dégager quelques heures d’accompagnement pour les élèves qui en sont privés. On déshabille Paul pour habiller Pierre. Des élèves, bénéficiant d’une notification individuelle, peuvent ainsi se retrouver sans accompagnement, ou avec un accompagnement très largement inférieur à celui qui leur a été notifié.
Cette situation place les équipes dans une position intenable et crée des tensions: ce n’est pas aux écoles de gérer la pénurie d’AESH ni de choisir quel élève pourra bénéficier de l’accompagnement auquel il a droit.
Dans le même temps, les conditions d’exercice imposées aux AESH deviennent de plus en plus difficiles. Certains se voient déplacer du jour au lendemain. D’autres se voient attribuer des emplois du temps extrêmement morcelés, avec des interventions auprès de cinq ou six élèves différents, parfois sur plusieurs écoles, plusieurs classes et plusieurs niveaux. Comment assurer un accompagnement de qualité dans de telles conditions ? Comment construire une relation stable avec les élèves et assurer un suivi cohérent lorsque les AESH sont maltraités et lorsque les moyens humains sont à ce point insuffisants ? A cela s’ajoute la hausse du prix de l’essence. Les conditions de vie des AESH se dégradent !
Cette situation met directement en difficulté les élèves concernés, leurs familles, les enseignants et les AESH. Elle compromet les conditions d’une scolarisation effective des élèves en situation de handicap et fait peser sur les personnels des responsabilités qu’ils ne peuvent matériellement assumer.
Les notifications d’accompagnement ne peuvent pas rester des décisions administratives sans traduction concrète dans les écoles.
Nous vous demandons donc de prendre sans délai les mesures nécessaires pour recruter les AESH indispensables afin de résorber le déficit actuel, et en premier lieu de permettre la prise en charge effective des 75 à 80 élèves actuellement privés de leur accompagnement.
Nous vous demandons également que les équipes soient informées rapidement des mesures que vous entendez prendre pour mettre fin à cette situation.
Le manque d’AESH ne peut pas devenir la variable d’ajustement du fonctionnement des écoles. Les élèves en situation de handicap doivent pouvoir bénéficier effectivement de l’accompagnement notifié et les personnels doivent disposer des moyens nécessaires pour assurer leurs missions dans des conditions satisfaisantes.
Nous attendons donc une réponse et des mesures concrètes à la hauteur de l’urgence de la situation.
Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Directeur académique, l’expression de notre attachement au service public d’éducation.
Le 01/10/2026 à Carcassonne
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