Avec l'association ,Skin, agissons pour la reconstruction de la vie
après le cancer du sein : exigeons un accompagnement de l'après-cancer
pris en charge à 100 % ! #OctobreRose
Pour la Reconnaissance du Statut de Parents Aidants et l'Instauration d’un Revenu Spécifique
Pétition
11.311
signatures
Encore 8 689 signatures pour que cette pétition attire l’attention des journalistes et soit plus susceptible de passer dans la presse.
Pétition soutenue par un Super contributeur
Auteur(s) :
Association Dans Mon Univers et Association Bébé Bleu Nolan
Destinataire(s) :
Députés de l'Assemblée Nationale
La pétition
RECONNAÎTRE ENFIN LES PROCHES AIDANTS : POUR UN STATUT PROFESSIONNEL, UNE RÉMUNÉRATION ET DE VRAIS DROITS
Aider un proche ne devrait plus conduire à sacrifier sa propre vie
Chaque jour en France, des millions de personnes accompagnent un enfant, un conjoint, un parent ou un autre proche en situation de handicap, malade, en perte d’autonomie ou ayant besoin d’une assistance importante.
Derrière le mot « aidant » se cache une réalité souvent bien plus lourde qu’on ne l’imagine. Accompagner aux rendez-vous, gérer les démarches administratives, assurer les soins et la surveillance, organiser le quotidien, les repas et les déplacements, faire face aux imprévus, coordonner les différents professionnels, soutenir moralement son proche…
Pour certains aidants, cet engagement représente plusieurs heures par jour. Pour d’autres, il s’agit d’une présence permanente, de jour comme de nuit.
Et pourtant, cette implication essentielle reste encore insuffisamment reconnue. Nous demandons aujourd’hui que la France franchisse une étape majeure : reconnaître réellement l’aidance et permettre, lorsque la situation le justifie, l’accès à un véritable statut salarié et protecteur.
Quand aider signifie renoncer. De nombreuses familles ne choisissent pas véritablement de devenir aidantes. Elles le deviennent parce qu’il manque des solutions adaptées : absence de place dans certaines structures, accompagnement insuffisant, difficultés d’accès aux professionnels, manque de solutions de répit ou encore inclusion scolaire qui ne répond pas toujours aux besoins réels de l’enfant. Face à ces difficultés, ce sont souvent les proches qui compensent.
Et cette compensation a un prix. Certains réduisent leur temps de travail. D’autres refusent une évolution professionnelle, changent complètement d’organisation ou quittent leur emploi. À terme, les conséquences peuvent être considérables : diminution des revenus, dépendance financière, difficultés pour louer ou acheter un logement, accès compliqué au crédit, perte de droits sociaux et inquiétudes concernant la retraite. À cela s'ajoutent la fatigue physique, la charge mentale et parfois un épuisement profond lié à une disponibilité quasi permanente.Une société ne peut pas continuer à compter sur les aidants tout en les laissant supporter seuls les conséquences économiques et sociales de leur engagement.
Ce que nous demandons :
1. Une véritable reconnaissance juridique de l’aidant
Nous souhaitons la création d’un cadre national clair permettant de reconnaître officiellement les situations dans lesquelles l’aide apportée à un proche constitue une activité importante ou permanente. Cette reconnaissance doit s’appuyer sur une évaluation objective des besoins de la personne accompagnée et du temps réellement consacré par l’aidant.
2. Une rémunération digne
Lorsque l’accompagnement nécessite de réduire fortement son activité professionnelle ou d’y renoncer, l’aidant doit pouvoir bénéficier d’une rémunération correspondant réellement au travail effectué.Nous demandons qu’un véritable salaire puisse remplacer, dans les situations concernées, les simples indemnisations ou dédommagements existants, avec une rémunération au moins équivalente au SMIC horaire et ouvrant des droits sociaux.
3. Une protection sociale complète
Être aidant ne devrait pas signifier sortir du système de protection sociale.Un statut reconnu doit permettre l’acquisition de droits : cotisations sociales, congés, prévoyance et, selon les modalités retenues, protection en cas de fin de l’activité d’aidance.
4. Préparer l’après-aidance
Lorsqu’un accompagnement s’arrête, l’aidant peut se retrouver après plusieurs années éloigné du monde professionnel.Pourtant, ces années lui ont souvent permis d’acquérir de nombreuses compétences : organisation, gestion des urgences, coordination, démarches administratives, adaptation, communication et accompagnement humain.Ces compétences doivent pouvoir être reconnues et valorisées.Nous demandons notamment un meilleur accès aux formations, à la validation des compétences et à des dispositifs de reconversion suffisamment longs et rémunérés pour permettre un véritable retour vers l’emploi.
5. Mettre fin au parcours administratif épuisant
Les familles consacrent déjà énormément de temps à accompagner leur proche. Elles ne devraient pas devoir en consacrer davantage à comprendre quel organisme contacter ou à transmettre plusieurs fois les mêmes informations.Nous demandons des démarches simplifiées, davantage coordonnées et la possibilité de disposer d’un interlocuteur clairement identifié pour accompagner les familles.
6.. Donner une véritable voix aux aidants
Aucune politique concernant les proches aidants ne devrait être élaborée sans eux.Leur expérience quotidienne constitue une expertise à part entière.Les aidants doivent être associés à la création, au suivi et à l’évaluation des dispositifs qui ont des conséquences directes sur leur vie et celle des personnes qu’ils accompagnent.
7. Obtenir un engagement national concret
Nous demandons au Gouvernement et au Parlement d’engager un véritable travail sur la création d’un statut protecteur pour les proches aidants.Cet engagement doit aller au-delà des déclarations d’intention.
Nous souhaitons un calendrier public, des propositions concrètes, des objectifs précis et des résultats pouvant être évalués. Nous ne demandons pas un privilège. Nous demandons une reconnaissance. Les proches aidants permettent chaque jour à des personnes vulnérables de continuer à vivre auprès de leur famille, d’être accompagnées et soutenues. Leur engagement représente également une contribution considérable à notre société. Pourtant, trop d’aidants doivent encore choisir entre accompagner correctement leur proche et préserver leur emploi, leurs revenus, leur santé ou leur avenir.
Ce choix ne devrait pas exister. Les travaux et données publiés ces dernières années par différents organismes publics, notamment la CNSA, la DREES, l’IGAS, le HCFEA ainsi que différents travaux parlementaires, ont déjà mis en lumière de nombreuses difficultés rencontrées par les proches aidants : complexité des dispositifs, disparités territoriales, conséquences sur l’emploi et la vie sociale, difficultés d’accès au répit et reconnaissance encore insuffisante. Il est désormais nécessaire de transformer ces constats en décisions.
Nous appelons donc les citoyens, les familles, les professionnels, les associations et toutes les personnes concernées à soutenir cette démarche. Parce qu’aider un proche ne devrait jamais conduire à la précarité.
Parce que des années consacrées à une personne dépendante ou en situation de handicap ne devraient pas effacer des années de droits à la retraite. Parce qu’un aidant doit lui aussi avoir le droit de se reposer, de se loger, de construire des projets et de préparer son avenir. Parce que derrière chaque personne accompagnée, il y a très souvent un proche qui tient debout comme il peut. Nous demandons aujourd’hui que cette réalité soit enfin pleinement reconnue.
ÊTRE AIDANT EST UN ENGAGEMENT. CET ENGAGEMENT DOIT OUVRIR DE VÉRITABLES DROITS.
11.311
signatures
Signez avec votre email
Encore 8 689 signatures pour que cette pétition attire l’attention des journalistes et soit plus susceptible de passer dans la presse.
Veuillez sélectionner une option
Vous êtes sûr ? Votre mobilisation est importante pour que les pétitions atteignent la victoire ! Sachez que vous pouvez vous désinscrire dès que vous le souhaitez.
En signant la pétition, j'accepte que MyPetition traite mes données à des fins de gestion de signatures et des commentaires. Pour en savoir plus, sur ces traitements et sur mes droits, je consulte les conditions d'utilisation.
Pour la Reconnaissance du Statut de Parents Aidants et l'Instauration d’un Revenu Spécifique
82 commentaires
Marie - Le 02/04/2025 à 23:19:08
Je signe des deux mains. Des Parents invalides, et/ou Enfants, qui sont obligés de quitter leur travail pour s'occuper de leur Parent et ne pas les voir mourir dans un Ehpad ou de solitude etc. des enfants également.. 11 Milliions d'AIDANTS EN FRANCE ET AUCUN STATUT POUR EUX AYANT GARDE LEUR MAMAN PAPA AVEC FORTE PATHOLOGIE AU DOMICILE, FAISANT ABSTRACTION DE VACANCES, DE LOISIRS ETC. SE RENDANT MALADE A LEUR TOUR ET NE DEMANDANT RIEN QUE LE SOURIRE DE LEUR PARENT INVALIDE OU ENFANT. POUR CES PERSONNES EXEMPLAIRES, IL FAUT UN STATUT A LA RETRAITE.. CAR ILS N'AURONT RIEN.. puisqu'ils n'auront guère travaillé. DONC, PENSONS A CES PERSONNES.. QUE LES AUTORITES FASSENT UN SONDAGE, SE RAPPROCHENT DES PERSONNES AIDANTS FAMILIAUX ET ACCORDENT UN MINIMUM DE RETRAITE POUR VIVRE S'ILS Y ARRIVENT ! LA RECONNAISSANCE OFFICIELLE AVEC UN REVENU EST INDISPENSABLE. ON NE PEUT PAS ABANDONNER CES PERSONNES QUI SONT BONNES ENVERS LEURS PARENTS ET/OU ENFANTS INFIRMES.. SIGNEZ S.V.P. IL LE FAUT.. VOUS NE POUVEZ SAVOIR DEMAIN CE QUI VOUS ATTEND.. METTEZ VOUS A LEUR PLACE... ET DEVOUEZ VOUS.. SIGNEZ.. MERCI POUR TOUS LES AIDANTS ET LES PERSONNES QUI SIGNENT AYANT COMPRIS LES RESPONSABILITES PRISES PAR LES PERSONNES ET SURTOUT CE QUI LES ATTEND S'ILS ARRIVENT A LA RETRAITE !
70
Marie-line - Le 03/04/2025 à 10:22:09
Je valide !
50
Stéphanie - Le 03/04/2025 à 02:06:31
Bjr je vous soutient car mon fils de 5 ans a un TDAH