Ce jeudi cinq juin, le gouvernement a voté plusieurs lois dans le cadre de réformes budgétaires, au détriment de la qualité d'apprentissage des élèves. Permettez-nous de vous rappeler quelques-unes de ces réformes.
La première mesure vise à augmenter le coût des études. Dans un contexte où beaucoup d'étudiants aspirent déjà à une indépendance financière, cette hausse les contraindra à travailler en parallèle de leurs études, compromettant leurs chances de réussite et d'entreprendre des études supérieures. Elle favorise par ailleurs les élèves issus de milieux aisés, rendant l'accès aux études supérieures encore plus inégalitaire.
La deuxième mesure alourdit la charge de travail du corps professoral sans revalorisation salariale, menaçant à la fois la qualité de l'enseignement et la stabilité professionnelle des enseignants. Nous y voyons une atteinte directe aux droits des travailleurs.
Ce ne sont là que deux des réformes votées, qui auront de grandes conséquences sur le monde de l'enseignement. D'autres mesures touchent également le secteur du primaire et auront une incidence importante sur les budgets concernés. Nous vous invitons à vous informer le plus possible afin de prendre pleinement conscience de la situation.
Pour rappel, ces réformes ont été votées à la suite d'infractions parlementaires survenues le deux juin deux mille vingt-six, portant une atteinte inédite aux valeurs démocratiques de notre pays. C'est pourquoi nous considérons ces votes comme illégitimes. Les représailles exercées contre les étudiants qui manifestaient pacifiquement le quatre juin constituent, quant à elles, une violation manifeste de la liberté d'expression.
Au cours de ces dernières semaines, de nombreux élèves ont manifesté le désir de rejoindre le mouvement de contestation aux côtés des professeurs, en participant à diverses manifestations. Malheureusement, le désaccord exprimé par les enseignants lors de celles-ci n'est pas parvenu à empêcher le vote des réformes.
Afin de poursuivre notre contestation, nous sollicitons un allègement de la session d'examens dans la mesure du possible, à l'image d'autres établissements, afin de pouvoir coordonner nos actions et exprimer notre désaccord.
Nous comprenons les réserves de certains professeurs face à cette démarche, qu'ils considèrent comme risquée pour la scolarité des élèves et pour la situation budgétaire de notre école. Cependant, si cette réforme se maintient, de nombreux élèves se trouveront dans l'incapacité d'entreprendre des études supérieures, rendant leur passage par le secondaire peu constructif. La situation est urgente : une fois les examens passés et les vacances venues, l'élan collectif risque de s'essouffler et le gouvernement d'avoir gain de cause.
Cette pétition n'est en rien le fruit de l'opportunisme ou de la paresse. Elle est un engagement, la promesse de faire valoir nos droits et de remplir un devoir civique — lequel ne se résume pas à voter et à payer des impôts, mais à tout mettre en œuvre pour combattre ce que nous considérons comme une injustice.
Il est de notre responsabilité morale, ainsi que de la vôtre, de prendre conscience de cette situation et d'agir en conséquence. Cette démarche est aussi une question de crédibilité et de maturité : à l'approche des études supérieures et du monde du travail, il ne revient plus uniquement à nos professeurs de défendre nos droits. Nous sommes désormais capables de forger nos propres opinions et d'en assumer la défense. Que nous parvenions ou non à faire annuler ces réformes, il est préférable d'échouer en essayant que de ne rien tenter.
Nous invitons chaleureusement l'ensemble des élèves, des parents et des professeurs à rejoindre et à soutenir ce mouvement de contestation, dans la mesure de leurs possibilités. C'est collectivement que nous parviendrons à faire entendre notre voix et à préserver la qualité de notre enseignement. Chaque geste compte, chaque soutien renforce notre légitimité.
L'enseignement est un pilier fondamental de notre société et de notre avenir commun. Il est de notre devoir, à chacun d'entre nous, de le protéger.
Pour l'avenir des élèves, pour la dignité de nos enseignants, pour une école juste et accessible à tous.
Vous êtes sûr ? Votre mobilisation est importante pour que les pétitions atteignent la victoire !
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