Le 26 septembre 2026, à l’occasion de la venue du pape Léon XIV, une messe doit être organisée entre la place de la Concorde et l’avenue des Champs-Élysées.
Nous demandons l’annulation de cette messe sur les Champs-Élysées et son déplacement dans un lieu de culte approprié.
Les Champs-Élysées ne peuvent pas être déroulés devant l’Église catholique comme si 330 000 enfants victimes n’avaient jamais existé.
Selon le rapport de la Commission indépendante sur les abus sexuels dans l’Église (CIASE), environ 330 000 enfants ont été victimes de violences sexuelles au sein de l’Église catholique en France entre 1950 et 2020.
Cela représente environ 13 enfants victimes par jour pendant 70 ans.
Derrière ces chiffres, il y a des enfants. Des vies bouleversées. Des femmes et des hommes qui vivent encore aujourd’hui avec les conséquences des violences qu’ils ont subies.
Et pourtant, l’un des espaces publics les plus symboliques de notre pays doit être mis à disposition pour une célébration religieuse d’une ampleur exceptionnelle.
Quelle place reste-t-il aux victimes lorsqu’une institution marquée par des décennies de violences sexuelles investit massivement l’un des espaces publics les plus symboliques de France ?
Nous ne demandons pas l’interdiction de la messe
Cette pétition n’est dirigée ni contre les catholiques, ni contre les croyants, ni contre la liberté de culte.
Les victimes elles-mêmes peuvent être croyantes.
Nous demandons simplement que cette célébration ne se déroule pas entre la Concorde et les Champs-Élysées, la "plus belle avenue du Monde"
Paris et l’Île-de-France disposent de suffisamment d’églises, de basiliques, de cathédrales et de lieux catholiques permettant d’organiser une célébration religieuse.
La liberté de culte peut donc parfaitement être respectée sans investir l’un des espaces publics les plus prestigieux et symboliques de la République.
La dignité des victimes doit, elle aussi, être protégée
Organiser une célébration d’une telle ampleur dans cet espace public sans prendre pleinement en considération l’histoire des violences sexuelles commises au sein de l’Église catholique revient à invisibiliser une nouvelle fois les victimes, leur histoire, leur souffrance et leur parole.
Et cette invisibilisation n’est pas sans conséquence.
Elle peut participer à une victimisation secondaire, lorsque la réponse institutionnelle vient ajouter une nouvelle atteinte à celle déjà subie.
Les victimes sont des citoyennes et des citoyens. Elles sont des sujets de droit.
Elles ont droit, elles aussi, à la protection de l’État.
C’est précisément pour cette raison que Mouv’Enfants a déposé, le 26 août 2026, deux requêtes devant le Tribunal administratif de Paris afin d’annuler et de suspendre l’autorisation accordée pour cette messe.
Aujourd’hui, nous voulons également donner la parole aux citoyennes et aux citoyens.
Nous demandons le déplacement de cette messe
Nous, signataires de cette pétition, demandons :
- l’annulation de l’autorisation permettant l’organisation de la messe du pape Léon XIV entre la place de la Concorde et l’avenue des Champs-Élysées le 26 septembre 2026 ;
- le déplacement de cette célébration vers un lieu de culte ou un autre lieu approprié ;
- la prise en considération effective, par les pouvoirs publics, de la dignité et de la parole des centaines de milliers de personnes victimes de violences sexuelles au sein de l’Église catholique.
- la reconnaissance d'un crime contre l'Humanité
La lutte contre les violences sexuelles et la reconnaissance des victimes doivent constituer une priorité constante.
À l’heure de dérouler les Champs-Élysées devant l’Église catholique, l’État a-t-il seulement considéré les centaines de milliers de victimes de violences sexuelles commises au sein de cette institution ?
Qui protège les victimes lorsque l’institution au sein même de laquelle elles ont subi ces violences bénéficie, de la part de l’État censé les protéger, d’une telle visibilité ?
Nous refusons que leur histoire soit effacée.
Nous refusons que leur parole soit reléguée au second plan.
330 000 enfants victimes. 13 par jour pendant 70 ans DONT 106 000 au sein d'établissements privés, soit 4 enfants par jour!
Le 26 septembre, les Champs-Élysées ne doivent pas devenir la vitrine de l’Église catholique.
Signez et partagez cette pétition pour demander le déplacement de cette messe et pour que la dignité des victimes soit enfin pleinement prise en considération.
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