Monsieur le Président,
Nous ne relevons pas tous du même régime de retraite. Cela implique des différences de cotisations et de prestations considérables et totalement injustifiées.
Ainsi les cheminots peuvent faire valoir leurs droits à retraite à partir de 52 ou 57 ans, un salarié (ou non salarié) du secteur privé doit attendre 62 ans (hors carrières longues).
La caisse de prévoyance des cheminots est financée à près des 2/3 par la collectivité dont environ 800 millions d'euros de CSG.
Aujourd'hui dans notre pays des femmes et des hommes de plus de soixante ans doivent travailler, et leurs cotisations retraite, leurs CSG, leurs impôts financent la retraite de cheminots et des autres bénéficiaires de régimes spéciaux dont certains n'ont que 52 ans.
Seule l'unification des régimes de retraite (même mode de calcul des cotisations et des prestations) peut mettre fin à cette injustice. Ceci n'interdit pas de prévoir des dates de départs anticipés en fonction de situations particulières (pénibilité, maladie grave, situations familiales particulières, etc).
Je sollicite votre intervention afin qu'un projet de loi d'unification des régimes de retraite soit proposé au Parlement.
Je vous prie de recevoir, Monsieur le Président, l'expression de mes très respectueuses salutations.