A tous et à toutes et à toutes instances citoyennes compétentes ou autorisées,
A l'attention du Premier Ministre de Belgique et à tous les Chefs d'Etat européens,
A tous ceux qui veulent une Europe libre,
Aux Parlements européens et nationaux,
Les signataires à la présente exigent que soient reconnus des droits et le respect aux fumeurs et amis des fumeurs qui doivent mener une vie sociale normale sans entrave à leur dignité, sans être considérés comme des hors-la-loi, et sans entrave à leurs libertés fondamentales, de mouvement et de circulation, de travail et de consommations, d'association, de rencontre, de communication et d'organisation(s), de représentativité et de divertissement
.
Les signataires à la présente refusent le ségrégationnisme et le totalitarisme de principe liés à la loi anti-tabac et demandent la levée de l'interdiction de fumer dans les restaurants et autres services horeca (hôtels, club de loisirs, etc), gares, aéroports, lieux publics et de travail, avec aménagement dans ces endroits d'espaces en vue de protéger les non-fumeurs s'ils ne sont pas assez aérés ; et de reconnaître le droit pour chaque établissement de pouvoir choisir s'il est fumeur ou non-fumeur.
La position de la Belgique s'est avérée être un exemple inadmissible et inacceptable pour un modèle de construction européenne, en s'appuyant dans une vision absolutiste de la santé, sur les deux seuls antécédents (l'Irlande et l'Italie, cette dernière n'étant pas digne de comparaison en raison du climat) les plus restrictifs !
Avec les deniers publics pour les voyages "d'étude", la loi Demotte aurait pu s'inspirer de solutions plus libérales et respectueuses des libertés individuelles d'une frange non-négligeable de la population, comme le représentait alors l'Espagne où chaque établissement avait le choix d'être fumeur ou non-fumeur.
La liberté de choix doit être l'essence de toutes décisions politiques.
Outre que les fumeurs ne peuvent être considérés comme des hors-la-loi ou des criminels de comportements privés, notons aussi qu'il existe des facteurs psychologiques qu'une vision propagandiste et réductrice du concept de la santé ne peut pas cerner.
Un état de santé est toujours le résultat de facteurs multiples et de données complexes parfois même inconnues.
Beaucoup de facteurs de pollution ou autre conséquence peuvent être aussi nuisibles dans cette affaire. Les signataires à la présente estiment qu'une approche réaliste et plus humaniste nécessite un respect fondamental portant sur des matières de culture, d'emploi, d'économie et d'affaires sociales !
Ne pouvant accepter, ni meme imaginer, une "dictature anti-tabac" avec les pressions émotives ou économiques, et éventuels abus de pouvoir que pourraient exercer des non-fumeurs à l'égard des fumeurs, il n'est non plus pas pensable pour les signataires de la présente d'accepter d'aucune manière un système d'organisation où, ni un quelconque individu, ni les journalistes fumeurs, ni les représentants syndicaux ou commerciaux, les hommes d'affaires, leurs clients, les artistes, les touristes, les intellectuels et les politiciens fumeurs ne pourraient trouver leurs places et risqueraient d'être évacués (freinés ou muselés) au nom de la cigarette du "tabagisme passif".