Suite à l'aggravation de mon handicap, reconnue par la MDPH des Bouches du Rhône qui m’a octroyé une aide humaine de 24/24h 365 jours par an, et aux difficultés pour mettre en œuvre les 24 heures d’accompagnement quotidiennes accordées. Je vous exprime par cette pétition mon mécontentement :
- Moi et mes employés, nous refusons les chèques CESU que le Conseil Général des Bouches du Rhône nous a imposés, car ces chèques, au montant préfixé conviennent pour des interventions ponctuelles (se reporter à la Convention Collective de l’Employeur Particulier, ainsi qu’au Code du Travail).
Or, mon handicap nécessite à plein temps un personnel, qui connaît « parfaitement » la façon d’effectuer mes transferts, l’aide à la prise de mes repas et la manière très particulière de me donner à boire avec des fausses routes, ainsi que le respect de mon intimité, de ma vie privée, etc. Si je recours à un prestataire de service, j'ai donc besoin qu’il m’envoie des auxiliaires de vie diplômées, pas des assistantes de vie.
- Concernant mes employés payés en gré à gré, le système de calcul actuel de la PCH, concernant la rémunération de ce personnel, ne prend en compte, ni la rémunération du 1er Mai (réglementairement simple en cas de repos et double en cas de travail) ni l’obligation de majorer la rémunération des jours fériés, des nuits et des week-ends. Il ne reconnaît, ni n'assume, les obligations de l'employeur en gré à gré, liées au Code du Travail ainsi qu’à la Convention Collective du Salarié de l’Employeur Particulier.
- De même, sont exclues du CESU à 8,44 € net en gré à gré et sont donc uniquement à la charge de l’employeur lors d’un contrat de travail à temps plein : la légitimation des primes et prises en charge des indemnités de fin de Contrat à Durée Déterminée, de licenciement, les visites à la médecine du travail (dont le coût est de 120 € annuels par employé en gré à gré), la prise en compte de l'ancienneté.
Alors, que je suis une personne en situation de handicap reconnue au taux de 100%, je ne perçois que l'allocation adultes handicapés, d’un montant de 1 060.81 euros. Avec de si faibles ressources, comment pourrais-je sortir de telles sommes ? N’oublions pas que, par ailleurs, je dois assumer toutes les charges inhérentes à la vie en milieu ordinaire.
Je réclame le droit de vivre dans la légalité et je demande au gouvernement de faire le nécessaire pour que je puisse vivre en sécurité, et à domicile comme je l'ai choisi.