Monsieur le Président Abdelaziz Bouteflika,
Des centaines de milliers d'algériens souvent jeunes, et souvent célibataires, aspirent à acquérir un chez-soi via le crédit immobilier afin d'avoir une vie digne et fonder une famille, mais ne veulent pas le faire à n'importe quel prix et au détriment de leurs principes. Ces algériens sont musulmans, et en Islam l'usure est formellement interdite, ils refusent donc, par soucis d'intégrité, de recourir à ce moyen qui est pratiquement le seul disponible et restent dans le désarroi le plus total.
Pour aider les demandeurs de logement l'État Algérien a bonifié ce taux le ramenant à 1%, c'est une très bonne initiative, mais cela reste toujours de l'usure, même avec 0.0000001% (qui vole un œuf vole un bœuf). Et si ce taux représenterait des frais d'étude et non un intérêt bancaire alors qu'il en soit mentionné dans le contrat et honoré en tant que tel. Sinon nous souhaiterions vraiment que la formule "vente par location" (exemple: AADL) soit propagée et accessible pour tous. Elle représente pour la majorité la solution idéale pour résorber le problème de logement dans notre pays.
Même en France, pays chrétien depuis des millénaires, les autorités ont mis en place un crédit immobilier à taux zéro (le PTZ) alors comment se fait-il qu’en Algérie on ne puisse pas bénéficier d'une procédure équivalente?
Cher Président, nous estimons que nous avons déjà assez de problèmes avec le quotidien et nous ne voulons pas qu’à cela s’ajoutent des embarras de l’ordre du confessionnel. Ça ne fera qu'aggraver notre situation, nous espérons vraiment que cet appel de détresse trouvera un écho favorable auprès de votre haute bienveillance.
Veuillez agréer Monsieur le Président nos salutation respectueuses.