Se connecter
Logo MyPetition.org
Accueil Pétitions Victoires Logo Mobilisation pour la Cause Animale Blog Nous soutenir Lancer une pétition

MesOpinions change de nom et devient MyPetition : vos mobilisations vont encore plus loin !

Accueil Pétitions Pétitions sociales Agression de mon fils Théo : soyons tous mobilisés face à la violence dans notre société
Pétition

Agression de mon fils Théo : soyons tous mobilisés face à la violence dans notre société

Agression de mon fils Théo : soyons tous mobilisés face à la violence dans notre société Pétition
12.566 signatures
Encore 7 484 signatures pour que cette pétition attire l’attention des journalistes et soit plus susceptible de passer dans la presse.
Pétition soutenue par un Super contributeur
Auteur :
Auteur(s) :
FLORENCE BIAUT
Destinataire(s) :
Ministre de l'Éducation Nationale, Ministre de la Justice et de l'ensemble des citoyens.
La pétition
Article de presse

Destinataire : Ministre de l'Éducation Nationale, Ministre de la Justice et de l'ensemble des citoyens.

Je m'appelle Florence. Je suis la maman de Théo, jeune étudiant lyonnais de 19 ans lors de sa dernière agression.


Il y a quelque temps, à Lyon, mon fils a été victime de trois agressions commises par le même groupe de jeunes âgés de 15 à 17 ans.


La première a eu lieu le 30 août 2025 : Théo a été attaqué par derrière afin de lui voler son casque. Cette agression lui a valu 5 jours d’ITT.


Quelques mois plus tard, en décembre, il a de nouveau croisé ces mêmes individus. Cette fois, ils l’ont menacé de mort parce qu’il a refusé de leur donner son téléphone. Mon fils a réussi à s’enfuir.


Puis est arrivée la troisième agression, le 31 janvier 2026. Ce jour-là, mon cœur de mère s’est brisé.


Depuis cette dernière attaque, Théo est en arrêt. Il a dû interrompre ses études et son travail. Aujourd’hui, il est en rééducation et tente, jour après jour, de se reconstruire.


Cette troisième agression lui a valu 15 jours d’ITT, portant le total à 20 jours d’ITT pour l’ensemble des trois agressions.


Aujourd’hui, l’heure de la justice est venue. Mais si je prends la parole, ce n’est pas pour réclamer une punition destructrice.


Je refuse la haine et les amalgames.


Mon cœur de maman saigne pour mon fils, mais il souffre aussi pour ces mineurs qui l’ont agressé. En les regardant, une question me hante : comment notre société a-t-elle pu laisser ces enfants dériver à ce point ?


C’est pour répondre à cette détresse que j’ai fondé notre association d’aide aux victimes : « Statut Victimes ».
1. L’école comme premier rempart : agir dès les premiers signes de dérive


Un adolescent ne bascule jamais dans la violence du jour au lendemain. La rupture commence souvent bien avant, sur les bancs de l’école : absences répétées, décrochage scolaire, isolement, changement brutal de comportement. Autant de signaux faibles qui sont, en réalité, des appels à l’aide silencieux.


Aujourd’hui, trop d’enseignants constatent ces difficultés mais manquent de temps, de moyens ou de relais pour intervenir efficacement. Pendant que les alertes s’accumulent, certains jeunes s’enfoncent dans l’échec, la colère, l’isolement ou l’influence de la rue.


Ce que je demande :

Que l’école devienne un véritable système d’alerte et de prévention. Dès les premières absences injustifiées ou les premiers signes de décrochage, un protocole d’accompagnement éducatif, social et psychologique doit être déclenché immédiatement.


Il est indispensable de renforcer la présence de psychologues scolaires, d’éducateurs spécialisés et d’assistants sociaux dans les établissements. Chaque jeune en difficulté doit pouvoir bénéficier d’un suivi individualisé avant que l’exclusion ou la violence ne deviennent son seul refuge.


Nous ne pouvons plus attendre qu’un adolescent soit totalement perdu pour agir. Prévenir coûtera toujours moins cher que réparer des vies brisées.


L’école ne doit pas seulement instruire. Elle doit aussi protéger, écouter et accompagner. Derrière chaque jeune qui décroche, il y a souvent un appel à l’aide que personne n’a entendu à temps.

2. Réformer la justice des mineurs : réparer avant qu’il ne soit trop tard


Aujourd’hui, la justice des mineurs est trop lente et souvent déconnectée de la réalité du terrain. Entre l’infraction et le procès, des mois peuvent s’écouler. Pendant ce temps, le jeune reste livré à lui-même, sans véritable accompagnement, sans cadre solide, et parfois plongé encore davantage dans la récidive.


Punir sans comprendre ne règle rien. Enfermer un adolescent sans projet éducatif, psychologique ou humain, c’est souvent renforcer son isolement, sa colère et son sentiment d’abandon. La prison ne doit être qu’un dernier recours. Sans reconstruction derrière la sanction, la récidive devient presque inévitable.


Beaucoup de jeunes délinquants sont eux-mêmes des enfants brisés, marqués par les violences, l’abandon, les addictions, les traumatismes ou l’absence totale de repères. Ignorer cette réalité, ce n’est pas être ferme : c’est laisser le problème grandir jusqu’au drame.


Ce que je demande :

Une justice de proximité, rapide et tournée vers la reconstruction. Dès la première infraction, avant même le procès, un accompagnement immédiat doit être mis en place afin d’éviter l’enfoncement.


Ces jeunes doivent pouvoir être orientés vers des structures à taille humaine, des maisons éducatives ou des familles d’accueil encadrées, capables de leur offrir un cadre stable, une écoute, des règles et des repères. Chaque mineur concerné devrait bénéficier d’un suivi obligatoire mêlant éducation, soutien psychologique, formation professionnelle et accompagnement familial.


Je propose également la création d’un véritable service de réparation citoyenne inspiré du service civique. Le jeune auteur d’une infraction devrait travailler dans des missions utiles à la société : aide aux collectivités, entretien des espaces publics, associations, solidarité, accompagnement des personnes âgées ou actions d’intérêt général.


Ce travail ne doit pas être une humiliation, mais une prise de conscience concrète. Le jeune recevrait un salaire encadré, dont une partie servirait à rembourser l’État pour les frais engagés envers les victimes ou les dégradations causées. Ainsi, il comprendrait réellement les conséquences de ses actes, la valeur de l’argent, du travail et de la responsabilité.


Aider un mineur en difficulté ne signifie pas excuser ses actes. Cela signifie empêcher qu’il recommence et protéger durablement la société.


Il faut redresser la barre avant qu’il ne soit trop tard, avec fermeté mais aussi avec humanité. Un adolescent que l’on aide à temps peut encore reconstruire sa vie. Un adolescent que l’on abandonne devient souvent un problème que toute la société finit par payer.


La justice des mineurs ne doit pas seulement condamner. Elle doit protéger la société en donnant réellement une seconde chance à ceux qui peuvent encore être sauvés. On ne construit pas la sécurité d’un pays uniquement avec des barreaux, mais aussi avec de la prévention, de l’encadrement et des perspectives d’avenir.


3. Le climat familial : redonner des repères et une éducation stable

Pour grandir sereinement, un enfant a un besoin vital de repères, de limites et de stabilité affective. Quand le cadre s'effondre, le jeune part à la dérive. Il cherche parfois dans le groupe et dans l'affrontement ce qu'il n'a pas trouvé chez lui.

Ce que je demande : Un soutien massif à la parentalité. Aucun parent ne doit être laissé seul face à un adolescent en rupture. Il faut que chaque enfant en difficulté puisse bénéficier d'un adulte référent, d'un tuteur social, d'un repère stable pour l'accompagner quand tout va mal.



4. Libérer la parole : ne plus jamais laisser place au silence

Le plus grand complice de la souffrance et de la dérive, c'est le silence. Le silence de ceux qui ont peur, le silence de ceux qui se taisent, le silence des familles qui sont dépassées.

Ce que je demande : Brisons l'omertà. Au sein de notre association, nous voyons à quel point libérer la parole est salvateur. Apprenons à nos enfants à s'exprimer, à poser des mots sur leurs peurs et leurs colères plutôt que de passer par les actes. La parole libère, la parole guérit, la parole empêche le drame.

Pourquoi signer cette pétition ?

L'agression de mon fils Théo est le symptôme d'une jeunesse qui va mal. En signant ce texte, vous soutenez notre combat associatif au quotidien. Vous signez pour éduquer et accompagner, pas pour détruire. Vous signez pour qu'on arrête de simplement soigner les blessures une fois le mal fait, et qu'on commence enfin à protéger chaque enfant, qu'il soit victime ou en dérive.

Pour Théo, pour ces jeunes qui se sont perdus, et pour tous les enfants de France qui méritent de grandir dans un monde apaisé.

Mobilisons-nous. Le changement commence par notre regard.

Florence, maman de Théo et fondatrice de l'association d'aide aux victimes Statut Victimes. Pour une société de bienveillance et de responsabilité.

12.566 signatures
Signez avec votre email
Encore 7 484 signatures pour que cette pétition attire l’attention des journalistes et soit plus susceptible de passer dans la presse.
Veuillez sélectionner une option

Vous êtes sûr ? Votre mobilisation est importante pour que les pétitions atteignent la victoire !
Sachez que vous pouvez vous désinscrire dès que vous le souhaitez.

Pétition soutenue par un Super contributeur
Merci pour votre mobilisation
Vous avez déjà signé cette pétition
Aidez l'auteur à atteindre la victoire :
Je n'ai pas signé cette pétition et je veux le faire
Ajouter un commentaire
En signant la pétition, j'accepte que MyPetition traite mes données à des fins de gestion de signatures et des commentaires. Pour en savoir plus, sur ces traitements et sur mes droits, je consulte les conditions d'utilisation.
Partagez la pétition avec vos amis :
76 commentaires
Louis - Le 22/05/2026 à 10:48:47
Tout mon soutien
19 0
Philippe - Le 22/05/2026 à 21:03:33
C'est connu que les agresseurs sont les victimes innocentes. Bien souvent seule la chaise électrique peut les sauver.
12 6
Pierre - Le 22/05/2026 à 17:33:57
En lisant certains commentaires, je suis affligé qu'ils ne souscrivent nullement à l'appel de cette mère digne et humaniste.
En ce qui me concerne, je signe cette pétition qui met les mots justes face aux maux qui gangrènent notre société et cette violence comme seule réponse à la violence (un non-sens terrible et mortifère).
Soutien aux victimes mais pour briser le cycle des violences, il faudrait pouvoir appliquer le programme proposé par cette maman.
12 1
Voir tous les commentaires
- Pétitions -

Les pétitions soutenues par d'autres utilisateurs

Accueil Pétitions Pétitions sociales Agression de mon fils Théo : soyons tous mobilisés face à la violence dans notre société