Aujourd'hui beaucoup d'AESH se retrouvent dans des
situations que ceux qui nous les imposent n'en voudraient pas.Nous, AESH, sommes
considérées comme des moins que rien, sans valeur, sans savoirs, sans instructions, on ne voit en elles que des bouées de secours pour
pallier tant et si bien à la situation des élèves en situation de handicap.On n'a plus envie d'être traitées ainsi, plus envie de subir l'indifférence.
Rien d'intéressant, on nous ignore !
Nous avons
droit à une vie et une dignité, des objectifs de vie et des perspectives.
On nous refuse tout ça. On nous dit : "Sois belle et tais-toi."
L'inclusion, il n'y a pas les moyens, pas assez d'heures, pas d'aménagements et puis on en a marre d'être des rustines. Nous servons de bouche-trou :
on ne nous laisse pas le temps d'accompagner un élève qu'il faut passer à un autre.Des AESH sont
en burn out,
jamais entendues, d'autres sont lasses du système. Jamais de budget pour nous, pourtant d'après le Ministre de l'Education nationale,
les AESH sont essentielles, "l’inclusion ne pourrait se faire sans elles via leur travail remarquable".
Les éloges
ne remplissent pas le caddie, ne paient pas les factures, ne permettent tout simplement pas de vivre. C'est du travail à la chaîne, aller d'élève en élève. C'est démoralisant.
Ce n'est
gratifiant ni pour les élèves en situation de handicap ni pour les AESH, tous deux méprisés.
Aujourd'hui, les AESH après 10-15 ans n'ont
plus d'espoir d'un éventuel changement leur permettant de s'épanouir comme auparavant dans leur fonction. Il y a eu bien des changements depuis les Pial là pour nous presser comme des citrons.
Le reste, les parents d'élèves en situation de handicap
connaissent le long chemin de bataille. C'est le parcours du combattant pour si peu.
Tout est à revoir et cela débute par
un salaire. Vous mangez messieurs les dirigeants ? On aimerait bien du caviar, du homard, nous aussi !