Depuis ce week-end un restaurateur de Tremblay est victime d'un lynchage médiatique absolu suite à une altercation dans son restaurant avec deux femmes voilées. Il n'est pas question ici de cautionner des paroles ou des actes dont il appartiendra à la justice de décider du caractère condamnable, mais de réclamer une vraie justice, et de dénoncer la vindicte extrême, orchestrée, haineuse et circonstancielle qui s'étale sans mesure dans les médias et sur les réseaux, soutenue par des associations communautaristes douteuses, ravies de toute huile versée sur leur feu.
Ne parlons pas des intimidations physiques auxquelles ce monsieur a dû faire face et des menaces à l'encontre de sa famille, totalement intolérables.
Nombre d'éléments dans cet incident semblent étranges, des zones d'ombre subsistent, un "film" partiel a été diffusé massivement d'une page manifestement intégriste, l'hypothèse d'un incident créé volontairement et scénarisé ne peut donc être exclue pour le moment, ce qui donnerait un éclairage un peu différent sur les faits.
Plusieurs restaurateurs brisent également depuis hier l'omerta sur les comportements inappropriés d'une clientèle se réclamant à l'évidence d'un islam rigoriste et militant, qui ne sont pas sans poser problème mais dont étrangement personne ne parle sur la scène officielle.
Par ailleurs l'écho médiatique et judiciaire donné à l'incident, quand des camps d'été « racialisés » et interdits aux « blancs » se tiennent dans un silence effarant, interpelle et le sentiment d'un «deux poids- deux mesures » se fait jour de façon intolérable.
De fait, et quelles que soient maintenant la réalité des faits et la décision de justice éventuelle, la réputation professionnelle d'un restaurateur apprécié est détruite, sa vie ruinée et cette disproportion en regard des faits et du laxisme dont bénéficient certaines agressions est effroyable.
Nous appelons donc à ce que ce problème soit réglé dans le cadre de l'Etat de droit, à ne pas faire de cet homme le bouc émissaire des tensions vives que connaît notre société et dont il n'est pas responsable, à établir le cas échéant une sanction juste mais à soutenir le maintien de l'activité du restaurant dont la disparition
serait une sanction totalement disproportionnée et pénalisant l'ensemble des employés.