C'est un acte isolé mais l'aide-soignante, seule, avait 2 étages à surveiller, qui montre le manque de personnel soignant en EHPAD.
Encore une fois, l'aide-soignante a eu du sursis alors que les faits sont graves et inadmissibles. Tant que les sanctions seront avec du sursis le personnel soignant continuera à négliger nos aînés. Les santions devraient être plus lours car on parle d'être humain..
Selon l'Est Républicain :
Cette scène surréaliste s’est déroulée le 29 février 2024 dans un Ehpad de Belfort. Ivre, l’aide-soignante, euphorique, dansait à côté d’une personne âgée qui rampait pour regagner sa chambre. Le tribunal judiciaire s’est penché, ce mercredi, sur cette affaire et a condamné la professionnelle de santé.
Le 29 février 2024, à l’aube, la directrice d’un Ehpad de Belfort fait une découverte alarmante. Une résidente âgée est retrouvée au sol, après une chute. Elle rampe dans le couloir pour regagner sa chambre. À ses côtés, l’aide-soignante de nuit, pourtant censée veiller sur les pensionnaires de l’établissement, danse. Elle est euphorique.
Alertée par un résident, la cadre d’astreinte accourt sur place. Très vite, le constat est sans appel : l’aide-soignante, une intérimaire de 40 ans originaire de Montbéliard, est ivre. Elle a consommé du vin rouge en grande quantité — plusieurs verres « cul sec » au cours de la nuit, selon le parquet — en le mélangeant à des médicaments. L’analyse révèle un taux d’alcool dans le sang de 2,85 grammes par litre.
Convoquée devant la chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Belfort, la prévenue reconnaît sans détour son addiction à l’alcool et son infraction. « J’ai commencé à boire quelques heures après avoir pris mon poste », explique-t-elle. Elle dit avoir été submergée par le stress : « Je venais d’arriver dans l’établissement, c’était mon cinquième jour, et pour la première fois je devais gérer deux étages. Entre la prise des médicaments, les couchers et l’annonce qu’un résident était en phase terminale, c’en était trop. Je n’ai pas supporté. » Depuis les faits, elle affirme ne plus vouloir retravailler dans le secteur du soin.
Altération du discernementUne expertise médicale a conclu à une altération du discernement, conséquence du mélange alcool médicaments. Mais la gravité de la situation reste incontestable. « La mise en danger d’autrui est caractérisée », insiste la substitute du procureur, Dominique Gendry, rappelant que le règlement intérieur de l’établissement interdit formellement la consommation d’alcool pour les personnels encadrant des personnes vulnérables. Elle évoque également un passé personnel douloureux : « Le comportement de la prévenue ce soir-là est à mettre en lien avec les traumatismes de son enfance. »
Le parquet avait requis dix mois de prison avec sursis probatoire renforcé, assorti d’une interdiction de travailler dans une maison de retraite ou avec des personnes âgées. Après en avoir délibéré, le tribunal a condamné l’aide-soignante à six mois de prison avec un sursis probatoire, une obligation de soins, une interdiction d’exercer dans une maison de retraite pendant cinq ans, ainsi qu’une interdiction de fréquenter les bars. Le tribunal n’a pas retenu l’altération du discernement en raison d’un rapport trop sommaire.
Le lien de l'article :
https://www.estrepublicain.fr/faits-divers-justice/2025/06/04/ivre-l-aide-soignante-laisse-une-personne-agee-ramper-dans-le-couloir?at_content=link&at_term=estrepublicain&at_campaign=Facebook&at_medium=Social&at_source=nonli
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