C'est Octobre Rose. En ce moment, les campagnes de sensibilisation au cancer du sein se multiplient. Les rubans roses s’affichent partout, les messages de prévention envahissent les réseaux sociaux et chacun est invité à se mobiliser pour soutenir les femmes touchées par la maladie.
Mais pendant que l’on communique sur l’importance de lutter contre le cancer du sein, une décision bien moins médiatisée se prépare dans l’ombre : à compter du 15 décembre 2026, le Zoladex, un médicament utilisé notamment dans le traitement de certains cancers du sein, doit être déremboursé à la demande de son laboratoire.
Derrière cette décision, il y a des femmes malades, des traitements indispensables et des dépenses qui pourraient devenir insupportables.
Le Zoladex est un traitement hormonal utilisé notamment chez certaines femmes atteintes d’un cancer du sein hormonodépendant. Il permet, dans certaines situations, de bloquer la production d’hormones par les ovaires afin de contribuer à la prise en charge de la maladie.
Aujourd’hui, les tarifs indiqués pour ce médicament sont déjà élevés :
86,03 € pour une présentation de Zoladex 3,6 mg ;
256,66 € pour une présentation de Zoladex 10,8 mg.
Jusqu’à présent, ce médicament bénéficie d’une prise en charge à 100 % dans les conditions prévues par l’Assurance maladie. Mais à partir du 15 décembre 2026, cette prise en charge doit prendre fin.
Pour les patientes concernées, comment pourront-elles continuer à accéder à leur traitement si elles doivent en supporter elles-mêmes le coût ?
Ces montants ne sont pas anecdotiques. Pour des femmes déjà fragilisées par la maladie, les consultations, les examens, la fatigue et parfois l’impossibilité de travailler normalement, devoir payer plusieurs dizaines ou plusieurs centaines d’euros pour un médicament peut représenter une charge considérable.
Il est facile de multiplier les campagnes de sensibilisation, d'afficher un ruban rose et de rappeler combien il est important de soutenir les femmes atteintes d’un cancer du sein.
Mais la solidarité ne peut pas se limiter à des slogans et à des opérations de communication.
À quoi bon sensibiliser le grand public au cancer du sein si, dans le même temps, l’accès à certains traitements risque de devenir financièrement impossible pour les patientes ?
Le laboratoire AstraZeneca a demandé l’arrêt du remboursement du Zoladex, estimant que les conditions économiques actuelles ne permettaient plus d’assurer durablement sa commercialisation dans le cadre du remboursement français.
Mais les patientes ne devraient pas avoir à supporter les conséquences de difficultés économiques liées à la commercialisation d’un médicament.
Elles n’ont pas choisi d’être malades. Elles ne devraient pas non plus avoir à choisir entre préserver leur budget et financer un traitement prescrit pour lutter contre leur cancer.
La lutte contre le cancer du sein exige davantage que des campagnes annuelles, elle nécessite des décisions cohérentes, un accès durable aux traitements et une véritable protection financière des malades.
Par cette pétition, nous demandons aux autorités sanitaires et aux responsables concernés d’agir pour empêcher que le déremboursement prévu du Zoladex ne se traduise par une charge financière supplémentaire pour les patientes.
Nous demandons :
Le maintien d’une prise en charge permettant aux patientes concernées d’accéder à leur traitement sans reste à charge insupportable.
L’ouverture d’un dialogue avec le laboratoire afin de rechercher une solution garantissant la continuité de la commercialisation et l’accès au médicament.
Le cancer du sein ne devrait jamais devenir une double peine : celle de la maladie, puis celle des difficultés financières.
Signez et partagez cette pétition pour demander aux autorités d’agir avant le 15 décembre 2026.
Vous êtes sûr ? Votre mobilisation est importante pour que les pétitions atteignent la victoire !
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