La santé mentale a été déclarée Grande Cause nationale. Mais qu’en est-il réellement des jeunes à l’école ?
Cela fait presque deux ans que la santé mentale est qualifiée de grande cause nationale. Pour autant, la détresse psychique des jeunes persiste. Selon Santé Publique France, près d’un·e lycéen·e sur cinq présente un risque important de dépression. Derrière ce chiffre, il y a des élèves qui pleurent avant d’aller en cours, qui ne parviennent plus à ouvrir un cahier ou qui finissent par ne plus pouvoir franchir les portes de leur établissement.
Ces chiffres ne peuvent pas être considérés comme une fatalité. Ils doivent nous interroger sur l’environnement dans lequel les jeunes grandissent, apprennent et se construisent.
Pression scolaire, harcèlement, discriminations, manque d’écoute : pour certain·es élèves, aller à l’école devient une épreuve quotidienne. Pour d’autres, cela devient impossible.
Nous sommes Clara Morand, Pauline Bruneteau et Louane Bousseau. Nous avons toutes les trois vécu la phobie scolaire, ce qui nous a éveillé aux dysfonctionnements du système scolaire français. Nous savons ce que signifie ne plus pouvoir aller en cours, perdre le contact avec les autres et ne pas être entendue par une institution censée protéger les élèves.
Clara, âgée de 23 ans, tout juste sortie d’études en science politique, milite sur les réseaux sociaux pour la reconnaissance de la phobie scolaire.
Pauline, âgée de 24 ans, est fondatrice et présidente de l’association PassiFlora, qui lutte contre la phobie scolaire et accompagne les jeunes concerné·es.
Louane, âgée de 20 ans, est étudiante en science politique et engagée pour un meilleur système scolaire.
Nos parcours sont différents, mais notre constat est le même : l’école ne repère pas encore suffisamment la souffrance et n’accompagne pas assez les élèves concerné·es.
Nous savons depuis des années que de nombreux jeunes souffrent. La question n’est donc plus de savoir si le problème existe, mais de décider comment nous voulons y répondre.
C’est pourquoi nous pensons que l’École doit être repensée : elle ne doit pas seulement intervenir lorsque les élèves vont mal, elle doit aussi agir sur son fonctionnement quotidien pour construire un cadre qui protège leur santé mentale et permettre à chacun·e de s’y sentir en sécurité, reconnu·e et à sa place.
Nous nous mobilisons donc pour que plus aucun·e jeune ne soit privé·e d’éducation, de lien social et d’avenir en raison de sa santé mentale.
Pour une école humaine, inclusive et épanouissante, le Collectif Changeons l’École souhaite porter des revendications pour mettre au cœur de l’École la question de santé mentale, et ce autour de 4 axes :
À vous, décideur·ses politiques – ministres, député·es, sénateur·ices… –, vous avez collectivement la responsabilité d’agir. Les jeunes ont besoin de vous. Iels ont conscience de l’importance de l’École et ne veulent plus s’en retrouver privé·es. Les élèves ne doivent plus être contraint·es de quitter l’école pour être enfin entendu·es. Nous vous demandons de faire de la santé mentale une priorité concrète de la politique éducative.
Mais la santé mentale à l’école ne peut pas dépendre d’une seule personne, d’un seul ministère ou d’un seul quinquennat. Elle doit devenir un engagement durable, porté par l’ensemble de la classe politique.
C’est pourquoi nous interpellons également les partis, les candidat·es et les futures majorités : la santé mentale des jeunes doit figurer au cœur de vos programmes et de vos engagements pour 2027.
Afin d’aboutir à de réelles améliorations dans la prise en charge de la santé mentale au sein de l’École, et, afin qu’aucun·e élève·e ne soit laissé·e seul·e face à sa souffrance, nous vous invitons, vous, lectrices et lecteurs de la pétition :
Vous êtes sûr ? Votre mobilisation est importante pour que les pétitions atteignent la victoire !
Sachez que vous pouvez vous désinscrire dès que vous le souhaitez.