PÉTITION CITOYENNE POUR L'EXTRADITION IMMÉDIATE DE STELLIO GILLES ROBERT CAPO CHICHI dit « KEMI SEBA » VERS LA RÉPUBLIQUE DU BÉNIN
Adressée à :
- Son Excellence Monsieur le Président de la République sud-africaine
- Monsieur le Ministre de la Justice et des Services Correctionnels d'Afrique du Sud
- Monsieur le Président du Tribunal de première instance de Brooklyn, Pretoria
- Copie : Présidence de la République du Bénin, Commission de l'Union africaine, Secrétariat exécutif de la CEDEAO, Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme
Nous, citoyennes et citoyens de la République du Bénin, membres de la diaspora béninoise, organisations de la société civile et personnalités attachées à la stabilité de notre pays, avons l'honneur d'adresser la présente pétition aux autorités sud-africaines, à la veille de l'audience du 20 avril 2026 relative à la situation de Monsieur Stellio Gilles Robert Capo Chichi, dit « Kemi Seba », actuellement placé en détention provisoire à Pretoria.
Le 15 avril 2026, l'intéressé a été interpellé par la police sud-africaine dans un centre commercial de Pretoria, alors qu'il s'apprêtait à franchir clandestinement la frontière avec le Zimbabwe, par le fleuve Limpopo, en compagnie de son fils et d'un passeur rémunéré à hauteur de 250 000 rands, soit environ 13 000 euros, avec pour destination déclarée l'Europe. Cette arrestation fait suite à un mandat d'arrêt international émis par les autorités judiciaires béninoises le 12 décembre 2025, pour les chefs d'apologie de crimes contre la sûreté de l'État et d'incitation à la rébellion.
Par la présente pétition, nous demandons solennellement aux autorités sud-africaines de donner une suite favorable à la demande d'extradition formulée par la République du Bénin, seule juridiction naturellement compétente pour connaître des infractions reprochées à l'intéressé.
Dans la nuit du 7 décembre 2025, des militaires conduits par le lieutenant-colonel Pascal Tigri ont annoncé, sur les ondes de la télévision nationale, le renversement du Président de la République, Son Excellence Monsieur Patrice Talon. Cette tentative d'atteinte grave à l'ordre constitutionnel a été déjouée dans la journée, au prix d'une mobilisation institutionnelle et militaire exceptionnelle. Dans les heures qui ont suivi, Monsieur Capo Chichi a, par communications publiques sur ses comptes de réseaux sociaux suivis par près d'un million et demi d'abonnés, qualifié cette journée de « libération ». Un tel acte, émanant d'une personnalité disposant d'une audience continentale, ne relève pas de la liberté d'expression : il constitue, en droit béninois comme au regard des standards internationaux, une apologie caractérisée d'infractions contre la sûreté de l'État et une incitation à la rébellion.
Un dossier judiciaire étayé par des éléments de preuve
L'enquête ouverte au Bénin ne repose pas uniquement sur les déclarations publiques de l'intéressé. Elle s'est notamment accélérée après l'interpellation, au Bénin, d'un individu désigné publiquement par le patronyme Agbaza, et décrit dans la procédure comme un exécutant opérationnel agissant sur instructions. Des enregistrements audio découverts sur les équipements de ce dernier sont versés au dossier et tendent à établir l'implication directe de Monsieur Capo Chichi dans un plan visant à semer le désordre au Bénin. Le mandat d'arrêt international du 12 décembre 2025 n'est donc pas une construction politique : il s'inscrit dans une procédure pénale ordinaire, soutenue par des éléments matériels.
Une fuite clandestine qui contredit tout récit de « persécution politique »
Les circonstances de l'interpellation du 15 avril 2026 sont, à elles seules, éloquentes. Monsieur Capo Chichi n'a pas cherché à se présenter volontairement devant une juridiction, à saisir une instance internationale, ni à bénéficier des procédures d'asile prévues par le droit international. Il a au contraire organisé, moyennant finances, son passage clandestin vers le Zimbabwe, avec pour destination finale l'Europe. Ce comportement n'est pas celui d'une victime d'arbitraire politique ; il est celui d'un individu mis en cause par la justice, qui se dérobe à ses juges.
Un risque réel et actuel de déstabilisation pour la République du Bénin
La République du Bénin est une démocratie ouest-africaine intégrée à la CEDEAO, dont la stabilité conditionne celle de toute la côte du Golfe de Guinée. La capacité de mobilisation numérique de Monsieur Capo Chichi - près d'un million et demi d'abonnés -, associée à son positionnement affiché aux côtés de régimes militaires voisins, constitue un facteur d'incitation durable à la contestation violente des institutions. Laisser cette situation sans réponse judiciaire reviendrait à tolérer, par l'impunité, la normalisation des appels publics au renversement des États de droit africains.
La compétence naturelle de la justice béninoise
Les infractions reprochées à Monsieur Capo Chichi visent directement la sûreté de l'État béninois. Elles ont été commises au préjudice du Bénin, au moyen d'actes et de déclarations dont les effets étaient destinés à produire des conséquences sur le territoire béninois. Monsieur Capo Chichi, né à Strasbourg de parents béninois, est par ailleurs, depuis la déchéance de sa nationalité française prononcée en 2024, citoyen béninois de plein droit. La justice béninoise est donc à la fois compétente rationae materiae, rationae loci et rationae personae. Toute autre juridiction serait, par construction, moins légitime à connaître de ces infractions.
L'extradition, acte ordinaire de coopération judiciaire internationale
La procédure d'extradition sollicitée par le Bénin n'est ni exceptionnelle, ni infamante : elle relève des mécanismes ordinaires de coopération entre États souverains. L'Afrique du Sud, nation de Nelson Mandela, est une grande démocratie constitutionnelle, dont la Cour suprême dispose des garanties procédurales nécessaires pour s'assurer que le dossier transmis par la République du Bénin répond aux standards de la procédure pénale. Accepter cette extradition, c'est reconnaître le fonctionnement normal des institutions africaines ; la refuser, au bénéfice d'un récit de persécution non étayé, serait accréditer implicitement l'idée que la justice africaine ne vaut pas d'être saisie.
La présente pétition est ouverte à la signature de toute citoyenne, tout citoyen béninois, membre de la diaspora, organisation de la société civile, personnalité politique, religieuse, académique ou culturelle partageant la conviction qu'un État de droit ne se défend qu'en faisant fonctionner ses institutions.
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