6 morts. Des dizaines de blessés. Des familles décimées. Le 20 mars 2022, le cortège du carnaval de Strépy-Bracquegnies était fauché en plein cœur. Quatre ans plus tard, le procès tant attendu de Paolo Falzone s'ouvre enfin devant la cour d'assises du Hainaut. Les survivants et les proches viennent y livrer leurs larmes, leurs corps brisés et leurs vies réduites à néant.Et pourtant, l’impensable s’est produit.Au milieu des témoignages les plus déchirants,
l’audience est interrompue et le procès mis sur pause. Pourquoi ? Pour laisser la place au Salon de l’érotisme.
Là où des mères pleurent leurs enfants, là où un petit garçon de 7 ans hurle l'absence de son père décédé, l'organisation judiciaire et le gestionnaire du Lotto Mons Expo ont choisi de plier bagage pour laisser s'installer des stands de cuirs, d'accessoires et de lubrifiants.Une insulte à la mémoire et à la dignité des victimesCette cohabitation est une honte absolue. C'est un mépris inacceptable pour la douleur des familles à qui l'on impose une épreuve psychologique supplémentaire. On demande à des gens détruits de suspendre leur deuil et leur quête de justice le temps d'un week-end commercial dédié au sexe.
- Nous refusons que le tribunal de cette tragédie devienne un lieu de divertissement pour adultes le temps d'une pause.
- Nous refusons que le deuil de toute une région soit relégué au second plan derrière des impératifs d'agenda commercial.
- Nous exigeons le respect le plus strict pour Laure, Christine, Fred, Frédéric, Salvatore, Mario, Micheline, et pour chaque blessé qui porte encore les stigmates de ce massacre.
Signez pour dire "STOP" à ce manque de respect !En signant cette page, nous apportons notre soutien inconditionnel aux familles des victimes. Nous crions notre indignation face à une justice organisée "avec les moyens du bord", au détriment de la dignité humaine.
Pour l'honneur des victimes de Strépy, partagez massivement. La justice ne fait pas de pause pour indécence.