Mr le Président de la République,
On peut être contre la peine de mort et chercher à convaincre ses contemporains de la barbarie de cette sanction judiciaire.
Mais on n'a pas le droit d'imposer à une majorité de ses concitoyens une décision essentielle qui va à l'encontre de leur conviction profonde.
C'est un déni de démocratie.Mr Robert Badinter, quelles que soient par ailleurs ses qualités humaines et humanistes, est de fait l'un des premiers fossoyeurs de la démocratie en France.
Il a ouvert la voie de ceux qui sans aucune honte n'ont pas hésité à contrecarrer ouvertement le résultat d'un référendum.
C'est la faillite de la Constitution actuelle qui depuis 40 ans permet de s'éloigner toujours un peu plus de cette règle simple :
la voix de chaque citoyen a le même poids dans notre République.Mr Robert Badinter ne doit pas être panthéonisé.Ce serait la faillite de ce qui reste de la démocratie en France