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Pétition

Sauvons nos forêts, sauvons leur faune

Sauvons nos forêts, sauvons leur faune Pétition
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Pétition soutenue par un Super contributeur
Auteur :
Auteur(s) :
Julien D. Garofalo
Destinataire(s) :
Citoyens, Citoyennes, Députés, Députées, Sénateurs, Sénatrices
La pétition

PÉTITION


Sans forêt, sans faune, plus d'avenir : pour un plan national de secours et de formation citoyenne face aux catastrophes, naturelles ou d'origine humaine


Portée par le Collectif « Nul n'est au-dessus des lois » — Julien D. Garofalo et Edwige Cahlik


Rédacteur et auteur de plusieurs propositions de loi en faveur de la cause animale — en collaboration avec Edwige — Spécialiste en droit animalier, grand défenseur de la protection animale.


Chaque été désormais, la France brûle un peu plus. En 2026, plus de 116 000 hectares sont déjà partis en fumée. En Gironde, dans les Landes, à Fontainebleau, dans le Var, en Haute-Corse, dans l'Aude, dans l'Hérault : nos forêts, notre faune, nos villages disparaissent sous nos yeux, aux quatre coins du pays. Sept départements du pourtour méditerranéen ont été placés simultanément en vigilance orange feux de forêt. La ministre de la Transition écologique elle-même annonce des « pertes extrêmement importantes » pour la faune sauvage. Des chevreuils, des lézards, des oiseaux, des chevaux : des milliers d'animaux meurent, brûlés ou asphyxiés, sans qu'aucun bilan officiel ne soit même établi.


Ces incendies ne sont pas tous accidentels. Certains résultent d'actes de malveillance, d'autres de l'imprudence humaine, la majorité de la sécheresse et du réchauffement climatique qui allongent chaque année la saison des feux. Qu'elle soit naturelle ou d'origine humaine, la catastrophe produit les mêmes ravages sur la faune, la forêt et les hommes — et appelle donc la même réponse : la préparation, et non plus l'improvisation.


Et pourtant, au cœur de ce chaos, nous avons vu le meilleur de nous-mêmes. Des agriculteurs sillonnant les routes avec leurs tracteurs pour porter de l'eau aux pompiers. Des centaines de bénévoles veillant nuit et jour sur les évacués. Plus de 10 000 tonnes de dons acheminées en quelques jours vers les sinistrés. Cet élan de générosité prouve une chose : les Français sont prêts à se lever pour sauver leur village, leur forêt, leurs animaux. Il ne leur manque qu'un cadre, une formation, une organisation à la hauteur de leur engagement.


C'est pourquoi nous portons la proposition de loi intégrale reproduite ci-dessous, instituant un plan national de secours et de sauvegarde de la faune sauvage face aux catastrophes, naturelles ou d'origine humaine, qui prévoit notamment :


  • Un volet « faune sauvage » obligatoire dans tous les plans de secours contre les incendies, sécheresses et inondations, quelle qu'en soit l'origine ;
  • Des corridors et zones refuges pour permettre aux animaux de fuir et de survivre aux incendies ;
  • Un fonds national pour soigner les animaux, indemniser et reconstituer les habitats détruits ;
  • Un recensement officiel et obligatoire de la mortalité animale après chaque catastrophe, qui n'existe à ce jour nulle part ;
  • Une formation civique universelle aux gestes de secours, humains et animaliers, ouverte à tous les citoyens volontaires — et non plus réservée aux seules associations agréées ;
  • Le renforcement des moyens humains et matériels mobilisables sur le terrain.

Le réchauffement climatique multiplie la fréquence et la violence de ces catastrophes ; certains sinistres résultent aussi d'actes de malveillance. Face à ce double péril, l'improvisation ne suffit plus. Nous demandons que la France se dote enfin d'un plan structuré, où chaque citoyen qui le souhaite puisse être formé, mobilisé et utile — pour sauver sa maison, sa forêt, et les animaux qui la peuplent.


Sans forêt et sans faune, il n'y a plus d'équilibre du vivant. Et sans cet équilibre, c'est l'avenir même de l'humanité qui est en jeu.


En signant cette pétition, je demande au Parlement et au Gouvernement d'examiner et d'adopter sans délai la proposition de loi intégrale ci-dessous.


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TEXTE INTÉGRAL DE LA PROPOSITION DE LOI

instituant un plan national de secours et de sauvegarde de la faune sauvage face aux catastrophes, naturelles ou d'origine humaine


EXPOSÉ DES MOTIFS

Mesdames, Messieurs,


L'été 2026 restera comme l'un des plus destructeurs jamais enregistrés pour les forêts françaises. Depuis le début de l'année, plus de 116 000 hectares sont déjà partis en fumée à l'échelle nationale, en particulier en Gironde et dans les Landes, où des communes entières telles que Le Porge ou Biscarrosse ont vu leur couvert forestier réduit à néant en quelques heures. La ministre de la Transition écologique elle-même a reconnu anticiper des « pertes extrêmement importantes » au sein de la faune sauvage, tandis que des experts de l'Office national des forêts constatent que, sur certaines zones sinistrées, plus rien ne subsiste en matière de biodiversité.


Ce n'est plus un phénomène localisé : le même été a vu le Var être frappé à Taradeau, Brignoles, Cotignac et Montfort-sur-Argens, entraînant l'évacuation de centaines d'habitants, tandis que la Haute-Corse luttait depuis près d'une semaine contre des feux de montagne difficilement accessibles comme celui d'Albertacce, et que l'Aude et l'Hérault étaient à leur tour touchés. Sept départements du pourtour méditerranéen ont ainsi été placés simultanément en vigilance orange feux de forêt. Dans le Var encore, un homme a été mis en examen pour une dizaine de départs de feu volontaires, rappelant que cette dispersion géographique du risque s'accompagne aussi d'une multiplication des actes de malveillance. C'est donc bien l'ensemble du territoire national qui est désormais concerné, et non plus seulement quelques départements du grand Sud-Ouest.


Cette catastrophe n'est pas isolée : elle s'inscrit dans la continuité directe des feux dévastateurs de l'été 2022, également en Gironde, sans que les mesures alors annoncées n'aient permis d'anticiper ni d'atténuer l'ampleur du désastre actuel. Chevreuils désorientés, lézards piégés par la vitesse de propagation des flammes, oiseaux intoxiqués par les fumées et les particules plastiques, chevaux évacués in extremis des centres équestres : ces situations, documentées semaine après semaine, révèlent une réalité simple et alarmante — notre droit ne comporte aujourd'hui aucun dispositif légal contraignant dédié à la sauvegarde de la faune sauvage en cas de catastrophe, qu'elle soit naturelle ou d'origine humaine.


Les plans ORSEC et les dispositifs de sécurité civile, aussi nécessaires soient-ils, demeurent centrés presque exclusivement sur la protection des personnes et des biens. Rien n'impose aujourd'hui un recensement de la mortalité animale après sinistre, rien n'organise l'intervention coordonnée des associations de protection animale aux côtés des services de secours, et rien ne prévoit la reconstitution des habitats détruits pour les espèces qui auront survécu. Or la forêt n'est pas un simple décor : elle est l'habitat vital de la faune et, en captant le carbone pour produire l'oxygène nécessaire à toute vie sur Terre, elle est aussi l'un des poumons de la planète. Sans forêt, il n'y a plus d'habitat ni d'écosystème ; sans écosystème, il n'y a plus de régulation de l'eau, de l'air et des sols ; et sans cet équilibre, c'est la totalité du vivant — végétaux, animaux et êtres humains confondus — qui se trouve exposée à un effondrement dont on ne mesure pas encore l'ampleur réelle.


Cette catastrophe a cependant révélé une autre réalité, aussi frappante que la première : un élan de solidarité citoyenne sans précédent. En Gironde, des centaines d'agriculteurs et d'habitants ont sillonné les routes avec leurs tracteurs et leurs pickups pour venir en aide aux pompiers ; plus de 500 bénévoles se sont relayés jour et nuit au parc des expositions de Bordeaux pour accueillir les personnes évacuées ; plus de 10 000 tonnes de dons ont été collectées et acheminées vers les zones sinistrées. Des citoyens ordinaires, sans formation ni cadre légal, se sont ainsi improvisés secouristes, convoyeurs d'eau, hébergeurs ou soigneurs d'animaux, au péril parfois de leur propre sécurité.


Cet engagement spontané démontre que la population française est prête à se mobiliser pour sauver son village, sa maison, sa forêt et les animaux qui la peuplent. Mais cette générosité, aussi précieuse soit-elle, reste aujourd'hui livrée à l'improvisation. Rien n'organise, en amont de la catastrophe, la formation des citoyens aux gestes de secours — qu'il s'agisse de porter assistance à un être humain ou de sauver un animal pris au piège. Cette lacune est d'autant plus préoccupante que le réchauffement climatique multiplie la fréquence et l'intensité de ces événements, et que certains sinistres résultent d'actes de malveillance dont l'ampleur des conséquences appelle une réponse collective à la hauteur du risque.


La présente proposition de loi entend donc franchir une étape supplémentaire : ne plus réserver la préparation aux catastrophes aux seuls services de l'État et aux associations agréées, mais l'ouvrir à l'ensemble des citoyens, par une formation civique universelle aux gestes de secours, humains et animaliers. Il y va de la survie conjointe des forêts, de la faune et des populations qui en dépendent : sans forêt ni biodiversité, c'est l'équilibre du vivant tout entier qui disparaît.


Tel est l'objet de la présente proposition de loi, que ses auteurs soumettent à l'examen du Parlement.


PROPOSITION DE LOI

Article 1er — Objet et principes généraux


Il est institué un plan national de secours et de sauvegarde de la faune sauvage, mobilisable en cas d'incendie de forêt — qu'il soit d'origine naturelle, accidentelle ou volontaire —, de sécheresse exceptionnelle, d'inondation ou de tout autre événement, naturel ou d'origine humaine, de nature à mettre en péril, de manière grave et immédiate, la faune sauvage sur tout ou partie du territoire national.


Ce plan poursuit trois objectifs : prévenir la mortalité animale évitable lors des catastrophes, qu'elles soient naturelles ou d'origine humaine, organiser les secours et l'assistance aux animaux sauvages et domestiques pendant la crise, et garantir la reconstitution des habitats et des populations affectées après le sinistre.


Article 2 — Intégration d'un volet faune sauvage aux plans de secours


Le code de la sécurité intérieure et le code de l'environnement sont complétés afin de rendre obligatoire, dans chaque plan ORSEC départemental relatif aux feux de forêt, aux sécheresses ou aux inondations, un volet dédié à la protection de la faune sauvage.


Ce volet est élaboré en lien avec l'Office national des forêts, l'Office français de la biodiversité et les associations de protection animale agréées. Il prévoit notamment la désignation d'une cellule opérationnelle « faune » activée dès le déclenchement de l'alerte, chargée de coordonner l'évacuation, le soin et la mise en sécurité des animaux.


Article 3 — Corridors de fuite et zones refuges dans l'aménagement forestier


Les documents de gestion et de prévention des risques d'incendie de forêt, notamment les plans de protection des forêts contre les incendies (PPFCI) et les plans intercommunaux de débroussaillement et d'aménagement forestier (PIDAF), intègrent obligatoirement des corridors de circulation et des zones refuges destinés à permettre la fuite et la survie de la faune sauvage en cas d'incendie.


Un décret en Conseil d'État précise les modalités techniques d'aménagement de ces corridors et zones refuges, ainsi que les conditions de leur entretien.


Article 4 — Fonds national de sauvegarde et de reconstitution de la biodiversité


Il est créé un fonds national de sauvegarde et de reconstitution de la biodiversité, distinct des fonds d'indemnisation agricoles et forestiers existants, destiné à financer : les opérations de sauvetage et de soin des animaux sauvages et domestiques victimes de catastrophes, naturelles ou d'origine humaine ; la reconstitution des habitats détruits ; et le soutien aux associations agréées mobilisées sur le terrain.


Les ressources de ce fonds sont précisées par la loi de finances.


Article 5 — Recensement obligatoire de la mortalité et des dégâts fauniques


À l'issue de tout sinistre ayant donné lieu à l'activation du volet « faune » prévu à l'article 2, l'autorité préfectorale compétente établit, en lien avec l'Office français de la biodiversité, un bilan chiffré de la mortalité animale et des dégâts causés aux habitats naturels. Ce bilan est rendu public et transmis au ministre chargé de la Transition écologique dans un délai de trois mois suivant l'extinction du sinistre.


Article 6 — Formation civique universelle aux gestes de secours humains et animaliers


Il est institué une formation civique universelle aux gestes de premiers secours et de sauvegarde de la faune, ouverte à tout citoyen volontaire, sans condition d'appartenance à une association agréée. Cette formation, gratuite, dispensée sous l'autorité du ministère chargé de la Sécurité civile en lien avec les services départementaux d'incendie et de secours, l'Office français de la biodiversité et les associations de protection animale, comporte un module commun aux secours aux personnes et un module spécifique aux gestes de sauvetage, de mise en sécurité et de premiers soins aux animaux sauvages et domestiques.


Cette formation est intégrée au parcours du citoyen, notamment dans le cadre de la Journée défense et citoyenneté et du service national universel. Elle peut également être suivie à tout âge, sur la base du volontariat, auprès des services départementaux d'incendie et de secours.


Les citoyens ayant suivi cette formation peuvent s'inscrire sur un registre départemental de volontaires mobilisables, en appui aux services de secours et aux associations agréées, lors du déclenchement du plan prévu à l'article 1er. Cette mobilisation citoyenne s'exerce sous la coordination opérationnelle des services de secours, dans des conditions garantissant la sécurité des volontaires.


Article 7 — Moyens humains et matériels — conventionnement avec les associations agréées et mobilisation citoyenne


L'État conventionne avec les associations de protection animale et de protection de l'environnement agréées afin de garantir leur mobilisation coordonnée, aux côtés des services de secours et des citoyens volontaires formés dans les conditions prévues à l'article 6, en cas de déclenchement du plan prévu à l'article 1er. Ces conventions déterminent les moyens matériels mis à disposition et les modalités de leur financement.


Article 8 — Rapport annuel au Parlement


Le Gouvernement remet chaque année au Parlement un rapport dressant le bilan de l'application du présent plan, incluant les données chiffrées mentionnées à l'article 5, le nombre de citoyens formés et inscrits au registre prévu à l'article 6, et l'état d'avancement des opérations de reconstitution des habitats.


Article 9 — Gage financier


Les charges qui pourraient résulter de l'application de la présente loi pour l'État sont compensées à due concurrence par la création d'une taxe additionnelle aux droits prévus aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.


Note de libre diffusion


La présente proposition de loi est libre d'accès et de reprise, aussi bien par tout parlementaire souhaitant la déposer, l'amender ou s'en inspirer, que par tout citoyen souhaitant la diffuser, la faire connaître ou en relayer le contenu, dans l'intérêt exclusif de la protection de la faune, des forêts et des citoyens.

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6 commentaires
Christine - Le 05/08/2026 à 15:13:39
Il est plus que temps de sauver la nature et ses animaux il faut aussi interdire la chasse cette année (et plus encore) les animaux ont assez souffert
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Christine - Le 05/08/2026 à 15:27:34
Merci pour cette initiative à laquelle je souscris totalement. Pourquoi nos élus et nos législateurs attendent-ils toujours d'être au pied du mur pour faire bouger les choses, surtout quand il s'agit de la vie? Nous savons depuis des années ce qui nous pendait au nez, et bien voilà nous y sommes. Il est effectivement urgent de mettre tout cela en place pour les animaux, à commencer par interdire la chasse pendant autant d'années qui seront nécessaires à la faune sauvage pour repeupler nos forêts.
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Photo profil auteur
Michele - Le 05/08/2026 à 18:16:57
C'est solide et réfléchi.une base valable pour amorcer un changement complet.
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