Au moment où je rédige cette pétition, nous traversons
la troisième canicule de l'année 2026, alors que nous ne sommes qu'au milieu du mois de juillet.
La région toute entière est en
stress hydrique intense, le saut du Doubs est à sec, le
risque d'incendies est au plus haut et il faudra, au minimum et à ce jour, deux mois entiers de pluie pour revenir à la normale.
Or, dans ce contexte, M. Le Maire a pris la décision d'agrémenter la ville avec des fleurs de serre pour un montant de 250 000 euros.
Des palmiers et des fleurs en pot sont apparus partout au centre-ville, et si leur qualité esthétique est appréciable, cela pose néanmoins la question de leur entretien en période de fortes chaleurs et dans un contexte de sécheresse globale. De plus,
ces plantes n'apportent aucune plus-value, que ce soit en termes de biodiversité, d'ombrage ou de qualité de l'air.Il a en outre décidé de restaurer l'horloge florale devant la gare de Besançon-Viotte. Si à nouveau, je ne conteste pas l'aspect esthétique,
ce parterre assorti d'un système d'arrosage automatique forme un contraste cruel avec la végétation rase et desséchée qui l'entoure. Il le sera encore davantage lorsqu'il pleuvra et que l'herbe agonisante se sera transformée en boue.
Et puisqu'une image vaut mille mots, je joins à cette pétition deux photos :
une prise le dimanche 3 mai 2026 d'un espace vert situé à côté de l'arrêt de tram de la gare, et une autre prise à peu près au même endroit,
le dimanche 12 juillet 2026.Le bien-être de la population et la préservation du vivant doivent rester des sujets transpartisans, des sujets qui dépassent les orientations et les clivages politiques.
Aussi, il semble désormais
primordial de rafraîchir Besançon en plantant des arbres, de
cesser de tondre à ras en période estivale pour prendre en considération la biodiversité aussi bien que les besoins primaires de la population, de redéfinir les priorités de la mairie en fonction de ces nécessités, et d'avoir une vision à long terme des enjeux qui nous concernent tous et toutes.