Photo : Le 21 avril 2023, les principaux usages du désherbant S-métolachlore détecté dans l'eau potable, ont été interdits en France contre l'avis du ministre de l'Agriculture, Marc Fesneau
(https://www.francebleu.fr/infos/agriculture-peche/les-principaux-usages-du-desherbant-s-metolachlore-detecte-dans-de-l-eau-potable-interdits-en-france-3137766}
16 septembre 2025
Les pollutions des eaux souterraines sont généralisées sur le territoire français,
Ce sont principalement des pollutions diffuses, nitrates et pesticides, émises par le SYSTEME agro-industriel productiviste qui s’est étendu à la majeure partie des surfaces cultivées. La situation est catastrophique pour l’alimentation en eau "potable" des populations.
Dans un dossier de presse de mars 2025 intitulé : AMELIORER la qualité de l’eau par la protection de nos captages, le gouvernement dresse une "FEUILLE DE ROUTE 2025" qui dresse en Avant-propos une liste des captages en France :
Ce sont 32.900 captages d’eau potable qui sont répertoriés en France dont 96 % prélèvent de l’eau souterraine et fournissent 2/3 du volume d’eau consommé.
Mais 14.300 captages ont été fermés entre 1980 et 2024, dont environ 4.600 pour des problèmes de qualité liés aux pollutions par les pesticides ou nitrates et 100 captages sont fermés ou abandonnés chaque année pour des pollutions non traitables techniquement ou du moins à un coût raisonnable.
La méthode proposée est organisée selon deux volets :
D’emblée, le nombre de captages prioritaires et très faibles. Il n’a été identifié que 1.100 CAPTAGES PRIORITAIRES dans les Schémas de Gestion et d’Aménagement des Eaux (SDAGE) pour lesquels des Plans d’Actions, qui doivent être établis, vont permettre la restauration de la qualité et la potabilité de l’eau distribuée aux habitants.
Dans le bassin R.M.C., quelques 300 captages d’alimentation en eau potable sont classés prioritaires. Et seule région la Bourgogne/ Franche-Comté a établi, en date du 23 octobre 2023, une démarche claire et complète pour la mise en œuvre de la procédure. Mais la définition, la mise en application et le suivi des plans d'actions sont loin d'être réalisée à ce jour.
De fait, cette procédure "patine" partout ! Et en conséquence, la potabilité de l'eau de ces captages n'est pas assurée. Les pollutions par les nitrates et les pesticides, issues du système agro-industriel productiviste, sont généralisées, au détriment de la santé des habitants.
Malgré les annonces et les discours prometteurs, la mise en œuvre de cette procédure est très difficile voire impossible parce que le conflit entre une agriculture de compétition et une qualité des eaux est insoluble. D’ailleurs, dans son discours introductif du dossier de presse, Annie Genevard, alors ministre de l’Agriculture, a estimé "qu’il est tout aussi important de ne pas dissocier ces enjeux environnementaux des défis économiques, et notamment de maintenir impérativement une production agricole compétitive".
Si cette agriculture-là, structurellement polluante, ne peut pas être remise en cause, il faut être conscient que toute tentative d’une restauration de la qualité des eaux souterraines est vouée à l’échec.
Il est indispensable de trouver, de nommer un Organisme respecté qui ait l’autorité nécessaire, qui dispose de la volonté politique, des compétences scientifiques, des moyens financiers, pour engager une lutte qui soit véritablement efficace pour lutter contre les pollutions des eaux souterraines issues du système agro-industriel et pour restaurer la potabilité de l’eau au robinet de nous tous.
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