Pluralisme sacrifié : la direction de France Inter a cédé à une grève inique.
Charles Sapin, directeur adjoint de Valeurs actuelles, devait tenir une chronique de deux minutes et trente secondes, le dimanche matin sur France Inter. Après une grève et une motion du personnel, la chronique a été supprimée par la direction.
Céline Pigalle avait pourtant défendu publiquement la diversité des points de vue comme une mission de service public, d'autant plus importante en année présidentielle. Quelques semaines plus tard, elle a laissé la grève décider à sa place. Une direction qui abandonne ses principes dès qu'on fait pression sur elle ne peut plus les incarner.
Cette affaire est grave, pour cinq raisons :
Le service public est payé par tous les Français. Il doit donc représenter toutes les opinions légales, pas seulement celles qui plaisent à ses salariés d'extrême gauche.
Un salarié n'est pas un juge. Si un propos dépasse les bornes, la loi prévoit un tribunal. Ni une assemblée du personnel ni une grève ne sont habilitées à prononcer une censure. Le tribunal médiatique est une vieille habitude de la gauche et de La France insoumise, et il n'a pas sa place à l'antenne d'un média public.
La liberté d'expression est un principe fondamental de la République. La sacrifier aujourd'hui pour une chronique, c'est fragiliser toutes les autres.
Le silence des autorités est troublant. La ministre de la Culture, dont relève l'audiovisuel public, ne s'est pas exprimée. Lors d'un entretien de trente-cinq minutes sur France Info, aucun journaliste ne l'a interrogée sur la grève qui se tenait au même moment à France Inter.
Les députés de la République et les responsables politiques qui soutiennent ces actions au nom d'un « petit théâtre antifasciste » bafouent toutes les valeurs de la France. Cette situation est très grave.
Le problème est structurel. Tant que les Français sont contraints de financer ces médias, chaque opinion légale a le droit d'y figurer. Si le service public ne peut pas le garantir, il faut ouvrir l'audiovisuel public à la privatisation : chacun financerait alors ce qu'il choisit d'écouter, et aucune sensibilité ne pourrait être écartée de l'antenne par un veto interne.
La démission de Céline Pigalle de la direction de France Inter ;
Le rétablissement de la chronique de Charles Sapin, ou de toute autre voix qui garantisse un vrai pluralisme ;
Une prise de parole publique de la ministre de la Culture, et l'engagement que l'antenne publique ne soit jamais soumise au veto d'un mouvement social interne ;
L'ouverture d'un débat national sur la privatisation des médias publics.
Si vous croyez que les médias financés par tous doivent laisser la parole à toutes les opinions légales, signez cette pétition.
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