Le professeur D. Raoult a eu une forte présence médiatique depuis le début de la pandémie et profite d'un argument d'autorité pour sortir des choses insensées voire dangereuses qui dépassent ses compétences devant les médias.
De plus il jouit d'une popularité presque sectaire sur les réseaux sociaux, notamment auprès de personnes ayant une trop faible éducation scientifique, et qui ne prennent pas le temps de vérifier les dires de leur "gourou".
Même des personnalités politiques et populaires, sans culture scientifique, prennent le parti de D. Raoult, probablement pour améliorer leur image.
Le plus gros problème, c'est que D. Raoult donne une mauvaise image à la méthode scientifique, aux vrais études (double aveugle, randomisation, groupe contrôle), et à la science en général.
De plus, les études contredisant son protocole ou celles se penchant sur une autre molécules ne sont pas mises en avant voire ignorées du public.
La conséquence immédiate est le flux de commentaires agressifs et insultants que l'on voit sur toute intervention recadrant les études de D. Raoult, sur Youtube, sur Twitter, sur Facebook et autres réseaux sociaux.
Ensuite, le gouvernement est également mis sous pression par les partisans de D. Raoult pour l'usage de la chloroquine dans les hôpitaux et dans les pharmacies.
La solution est la suivante :
- Cesser de montrer Raoult comme un héros ou rebelle dans les médias et de le sur-représenter
- Mettre en avant l'état des lieux en matière de recherche, que ses études sont irrecevables,
- Rappeler que l'hydroxychloroquine n'a pas encore montré son efficacité face au SARS-COV2 in vivo
- Mettre en avant les vrais études conduites en ce moment sur les autres molécules
- Donner la parole aux personnes de la communauté scientifique et zététique dont les arguments méritent d'être entendus, par exemple l'ASTEC (Association pour la science et la transmission de l'esprit critique).
Rappelons que la science est derrière tout ce qui est dans notre vie, et notre santé également. Respectons la science et ceux qui la font.