Petition update
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Author(s) :
Pascal Bruno
04/03/2025
Session et colloque sur la mafia entre le 27 février et le 1er mars 2025
Bonjour à tous,
Désormais, après tant d'années d'hésitation, l'état a reconnu, enfin, l'existence d'une mafia Corse, en Corse.
Nous sommes en 2025...
Pour la prédation l'emprise et le blanchiment, tout avait commencé dans les années 80 pour les mafieux.
La session spéciale sur la mafia s'est tenue , jeudi 27 février 2025, à l'assemblée de Corse.
La reconnaissance des dérives mafieuses avaient été reconnues le 18 novembre 2022 par les 63 élus de l'assemblée de Corse.
Ensuite, cinq mois de travaux ont eu lieu jusqu'au mois de juin 2023, avec un rendu fin juillet.
Les collectifs ont apporté leurs contributions en participant assidument dans les 5 ateliers.
Le jeudi 27 février 2025 : 30 mesures étaient proposées pour commencer un autre cycle.
Lors de cette séquence très politique et symbolique, avec d'autres, j'ai assisté à deux discours très puissants :
1. Celui du député européen et ancien maire de Palerme, Leoluca Orlando, qui a martelé le mot "mafia" dans l'hémicycle. Standing ovation tant l'élu a été convaincant !!
2. Celui du garde des sceaux, Gérald Darmanin, qui a annoncé clairement le début d'un combat difficile, mais déterminé pour assainir l'île de Corse en s'attaquant de front à la mafia.
Ainsi, lors d'une semaine intense, les langues se sont déliées avec le retour de l'état face à la mafia et son emprise sur le territoire de l'île.
Lors du premier colloque sur la mafia, à Cargese, ce vendredi 28 février 2025 et le samedi 1er mars, tous les intervenants ont pu éclairer l'assistance sur le phénomène mafieux, prédateur et blanchisseur.
Les procureurs ont fait des confidences publiques , dans l'enceinte du "Spaziu Culturale Natale Rocchicioli".
Lors de ce premier colloque antimafia organisé en Corse, Nicolas Septe et Jean-Philippe Navarre, les deux procureurs insulaires, ont dressé le constat d’une criminalité qui a infiltré la société, à tel point que les activités mafieuses sont souvent devenues légales.
Le procureur d'Ajaccio se disait ignorant des arcanes Ajaccacciennes à son arrivée.
Les interventions fortes du procureur Navarre de Bastia et du procureur Nicolas Septe ont été appréciées par les citoyens présents.
"Le tissu social est entièrement nécrosé" dixit Jean Philippe Navarre
Complaisance et connivence avec les prédateurs/blanchisseurs mafieux étaient mises à l'index...
Lors du colloque :
Marceddu Jureczek : "Au cours des siècles, en tout cas du 18ème au 20ème, il y a eu une multiplication des traumatismes dus à aux agressions extérieures, mais également aux luttes claniques, aux rapports de force systématiques que nous avons connus en Corse.
Ces traumatismes-là ont pesé sur la façon dont les Corses se représentaient, leur rapport au monde, donc leur identité, leur culture, et c'est cela le continuum de violence.
Selon l'analyse du professeur, ce continuum est incarné par différentes représentations au fil du temps: le bandit, le gangster, le ribellu et le mafieux.
Il faut se rappeler que toutes les sociétés ont besoin de mythes pour se construire.
Quand bien même nous serions dans une société désacralisée, le mythe n'a pas disparu et il prend un autre sens, peut-être plus religieux, mais toujours identificatoire.
Par ailleurs, en tant qu'écrivain, je vous dirais que la littérature raconte des mensonges pour dire la vérité."
Le préfet de Corse a pris le micro pour répondre sur les problèmes d'urbanisme.
Une main de fer dans un gant de velours ? Le temps dira, dans les prochains mois, avec les avancées judiciaires sur la pieuvre "nustrale".
Un élu a demandé à ce que toutes les forces vives de l'île s'unissent pour venir à bout de cette gangrène mafieuse.
A la fin de ce 1er colloque sur la mafia, très riche en échanges instructifs, les organisateurs des deux collectifs ont appelé à la manifestion contre la mafia , samedi 8 mars 2025, à partir de 14 heures . Rendez-vous à la gare d'Ajaccio pour les femmes, les hommes, jeunes et moins jeunes.