C'est une situation qui dépasse l'entendement et qui choque la conscience humaine au plus haut point.
À 60 ans, Rémi se bat à l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière à Paris contre une maladie grave. Alors qu'il était plongé dans le coma, l'équipe médicale a pris une décision radicale : ne plus le réanimer en cas d'aggravation de son état. Mais l'impensable s’est produit : Rémi s'est réveillé.
Aujourd'hui, il est conscient. Il s'exprime. Et sa demande est limpide, humaine, viscérale : IL VEUT VIVRE. Il demande à être soigné et secouru.
Pourtant, malgré sa parole, malgré ses directives anticipées où il avait clairement écrit sa volonté de recevoir tous les soins nécessaires à sa survie, la médecine et la justice lui tournent le dos en estimant qu'il s'agirait d'une « obstination déraisonnable ».
Comment peut-on regarder un homme dans les yeux, l'entendre supplier qu'on se batte pour lui et tout de même décider à sa place que sa vie ne vaut plus la peine d'être sauvée ? C'est tout simplement honteux.
Le mépris des directives anticipées : À quoi sert-il de rédiger nos volontés sur nos fins de vie si le corps médical et la justice peuvent les balayer d'un revers de main le jour où le drame arrive ?
Une décision prise pendant son absence, maintenue contre son gré : La décision de limiter ses soins a été prise lorsqu'il était dans le coma. Qu'un tel protocole soit maintenu alors que le patient s'est réveillé et exprime sa volonté contraire est une abomination éthique.
Le droit fondamental de se battre : Tant qu'il y a un souffle, tant qu'une personne consciente demande à vivre, personne, aucun médecin, aucun juge ne devrait avoir le droit de signer sa condamnation à mort passive.
Dire qu'il n'y a « aucune perspective curative » est une chose. Décider d'abandonner un homme qui réclame qu'on protège sa vie en est une autre. La médecine doit être au service de la volonté des patients, pas au-dessus d'elle.
Par cette pétition, nous refusons ce paternalisme médical poussé à l'extrême et réclamons la dignité et la liberté pour Rémi et pour chacun d'entre nous :
La réévaluation immédiate et la révision de la décision médicale concernant Rémi : Que l'hôpital s'engage à pratiquer tous les actes de réanimation nécessaires si son état venait à se dégrader, conformément à son souhait explicite.
La primauté absolue de la volonté du patient conscient : Qu'une réforme législative garantisse qu'aucun protocole d'arrêt ou de limitation de soins ne puisse être imposé à une personne consciente qui exprime le désir clair de rester en vie.
Le respect sacré des directives anticipées : Que les choix rédigés par les citoyens pour leur propre corps ne puissent plus être rejetés sous prétexte d'opportunité médicale.
Aujourd'hui, c'est Rémi. Demain, cela pourrait être l'un de nos parents, nos enfants, ou nous-mêmes. Accepter qu'un hôpital refuse de réanimer un homme conscient qui demande à vivre, c'est franchir une ligne rouge d'une gravité inouïe.
Laissez les gens se battre ! Laissez les gens vivre !
Signez cette pétition pour faire entendre la voix de Rémi et exiger que la volonté de vivre soit enfin respectée.
Le prénom a été modifié.
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