Madame, Monsieur,
Rien n'est définitivement arrêté à ce jour mais notre mobilisation nous permet aujourd'hui de vous révéler que le débat que nous réclamons devrait très certainement se dérouler à la rentrée, sur un plateau de télévision avec la participation effective des meilleurs spécialistes du moment…
Vous êtes nombreux à vous demander où en sommes-nous de la mobilisation concernant l’ouverture d’un débat portant sur les modalités de fonctionnement actuel de la prescription judiciaire, certains souhaitant envisager l’instauration d’une imprescriptibilité pure et dure des crimes de sang et viol.
Depuis le lancement de cette pétition vous avez été, à ce jour, près de 19 000 à vous engager à nos côtés pour demander à la Présidence de la République et au Garde des Sceaux, l’organisation de ce débat.
L’adversaire principal des policiers et gendarmes qui traquent un tueur en série est le fil implacable du temps qui passe, alors que la liste des victimes s’allonge inexorablement. Le temps qui passe, c’est aussi le temps de la prescription qui éteint l’action de la justice, même si l’auteur du crime n’a pas été identifié. Le journaliste Christian Porte raconte l’histoire des fiancés de Fontainebleau, Anne-Sophie Vandamme et Gilles Naudet, mystérieusement abattus par des tireurs inconnus le jour d’ouverture de la chasse, à la Toussaint 1988. Ils avaient 25 ans. Leurs meurtriers présumés courent toujours et le dossier est prescrit. Au nom de cette prescription, la justice a renoncé à identifier les meurtriers présumés.
Cette décision est d’autant plus regrettable que la progression des moyens de la police technique et scientifique est porteuse d’espoirs tant pour les familles de victimes que pour les enquêteurs eux-mêmes.
En dehors de toute idéologie sécuritaire, Ouvrons le débat sur les modalités selon lesquelles s’appliquerait la prescription des crimes de sang …
Faute d’avoir été entendu par les pouvoirs publics, un certain nombre de professionnels de la justice (magistrats, policiers et gendarmes, avocats et journalistes) ont accepté d’en débattre lors d’un débat télévisé dont nous vous préciserons les modalités à la rentrée de septembre, la période actuelle (élections, vacances estivales) n’étant pas propice à la sérénité d’un tel débat.
En attendant, continuons de nous mobiliser pour ce projet.
Christian Porte et Jacques Pradel
Vous êtes sûr ? Votre mobilisation est importante pour que les pétitions atteignent la victoire !
Sachez que vous pouvez vous désinscrire dès que vous le souhaitez.