01/06/2025
Encore une cas de maltraitance ipotentiellement dentifiée. Les contrôles inopinés des EHPAD fonctionnent à merveille et sanctionne bien les établissements. Le problème de « turn over » est connu et engendre bien de la maltraitance.
Selon Nice Matin :
Depuis nos révélations, la résidence "Les Jardins d’Inès", soupçonnée de maltraitances, n’est plus autorisée à accueillir de nouveaux résidents, en attendant la stabilité du nombre de soignants.
Vagues de démissions et soupçons de maltraitance ont jeté le trouble aux "Jardins d’Inès". Jusqu’à geler l’admission de nouveaux résidents, apprend-on du gestionnaire de cet Ehpad de Cagnes-sur-Mer. Cette mesure est la conséquence d’un contrôle surprise.
"Nous confirmons que la mission d’inspection diligentée conjointement par l’ARS [agence régionale de santé] et le conseil départemental le 4 décembre a demandé que les admissions soient temporairement suspendues le temps de consolider la nouvelle équipeé officialise le groupe Emeis.
Motivé par les révélations de Nice-Matin au sujet de cas de négligence et de morts suspectes au sein de cette résidence retraite, ce contrôle inopiné avait relevé la « fragilité des ressources humaines » avec « un taux de rotation important des soignants et de l'encadrement, précise l'ARS. Cette inspection confirme l'instabilité déjà soulignée lors de précédents contrôles, en février 2022 et en juin 2024. A l'époque, Emeis avait demandé une suspension volontaire des admissions, de mars à juillet 2024, sans parvenir à stopper l'hémorragie de personnels.
Ce roulement permanent a notamment causé un manque manque de surveillance, la suspension de traitements, la négligence de l'hygiène et la santé des résidents. Mais aussi « l'absence de transmission des données médicales dans l’intérêt des patients. » Deux mois plus tôt, c'est la médecin coordinateur, démissionnaire, qui jugeait « compliqué voire dangereux de faire des entrées dans ce contexte ».
Sans renforts, l'interdiction reste en vigueur
Une mise en garde entendue par l'ARS : l'établissement doit stabiliser [son nombre de soignants et augmenter leur présence] auprès des résidents restant ». Résidents qui ne sont o=plus que 55 sur les 94 lits disponibles.
De son côté, Emeis, assure poursuivre « tous (ses) efforts en matière de recrutement avançant un taux de 76% de CDI en avril 2025 contre 56 % un an auparavant. Ainsi, « l'établissement dispose désormais d'une équipe de direction au complet », après qu'une dizaine de directeurs se sont succédé. Chaque équipe comporte enfin également « un infirmier titulaire en CDI ». Une amélioration qui n'est pas encore d'actualité chez les aides soignantes pour lesquels le recours aux vacataires est majoritairement de mise. Sans l'arrivée de renforts titulaires, l'injonction de l'ARS et du Département restera en vigueur.
Le lien de l'article :
https://www.nicematin.com/sante/dans-cet-ehpad-de-cagnes-sur-mer-soupconne-de-maltraitances-les-admissions-sont-suspendues-jusqu-a-nouvel-ordre-988137