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Pour une loi spécifique adaptée au grand âge avec des moyens financiers et un personnel soignant en nombre suffisant en EHPAD

Petition : Pour une loi spécifique adaptée au grand âge avec des moyens financiers et un personnel soignant en nombre suffisant en EHPAD Petition update
33.629 signatures
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Remoissenet
26/05/2024

Ehpad : la faillite de Medicharme, symptôme d’un système à bout de souffle

Selon Capital :

Le groupe d'Ehpad Medicharme a été placé en liquidation judiciaire. Une situation révélatrice des problèmes que rencontrent les établissements lucratifs qui prennent en charge les personnes âgées en perte d’autonomie.


  Une première en France. Le 29 février dernier, le groupe privé d'établissements pour personnes âgées et handicapées, Medicharme, est placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Nanterre. Depuis, sur ses 43 établissements, seul un n’a pas trouvé preneur. Alors 8e groupe d’Ehpad (Etablissement pour personnes âgées dépendantes) de France en nombres de lit, Medicharme a été fortement pénalisé par sa «stratégie de croissance fondée sur un endettement excessif et une stratégie immobilière d’acquisition d’établissements et de revente à la découpe de chambres à des investisseurs particuliers et institutionnels», pointe un rapport réalisé conjointement par l’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), rendu public ce vendredi 17 mai. 


Après avoir analysé les raisons de la chute brutale du groupe, notamment liée à des investissements immobiliers ratés, l’Igas et l’IGF ont élargi leur constat à l’ensemble du secteur privé à but lucratif. L’inspection dresse une liste de pratiques à revoir comme la vente à la découpe de chambres ou encore le manque de transparence dans l’utilisation des fonds publics. Ce constat montre que, plus de deux ans après le scandale Orpea, le secteur n’a pas encore réussi sa mue.

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L’interdiction de la vente à la découpe recommandée

Premier point mis en lumière par le rapport : la vente à la découpe des chambres. Le principe est simple, les établissements vendent leurs chambres à des particuliers, principalement via le dispositif fiscal de location meublée non professionnelle (LMNP). Mais cette pratique n’est pas sans risque, pour les structures comme pour les investisseurs. Pour les groupes d’Ehpad qui l’utilisent, le principal problème est de figer la situation. En effet, les baux conclus par les investisseurs durent en général entre 12 et 18 ans, ce qui prive les structures de tout projet de restructuration. Impossible par exemple d’effectuer des rapprochements avec d’autres établissements en cas de difficultés financières ou encore de remplacer les chambres simples par des chambres doubles pour accueillir plus de couples.


Du côté des investisseurs, ce n’est pas plus brillant. Ils peuvent perdre l’intégralité de leur capital en cas de défaillance de l’établissement ou encore rencontrer de nombreuses difficultés à revendre leur bien lors de la fin du bail. Pour toutes ces raisons, l’Igas et l’IGF préconisent d’interdire la vente à la découpe des chambres dans les Ehpad.

Mieux contrôler les autorisations

Autre problème soulevé, celui des autorisations accordées par l'Agence régionale de santé (ARS) et le Conseil départemental. Si elles sont indispensables pour ouvrir un Ehpad, ce n’est pas le cas lorsqu’une structure cède son autorisation à une autre pour reprendre son activité. Une lacune qui empêche les autorités compétentes d’avoir un droit de regard sur le repreneur et de vérifier les incidences de ce changement sur les résidents. Afin de garder un pouvoir de contrôle, l’Igas conseille de rendre obligatoire la demande d’autorisation lors d’une cession mais aussi, pour une meilleure traçabilité, de bien préciser à quel groupe appartient l'organisme qui prend le contrôle de l’établissement.


Ehpad : la faillite de Medicharme, symptôme d’un système à bout de souffleTemps de lecture:2 min

Le groupe d'Ehpad Medicharme a été placé en liquidation judiciaire. Une situation révélatrice des problèmes que rencontrent les établissements lucratifs qui prennent en charge les personnes âgées en perte d’autonomie.

Une première en France. Le 29 février dernier, le groupe privé d'établissements pour personnes âgées et handicapées, Medicharme, est placé en liquidation judiciaire par le tribunal de commerce de Nanterre. Depuis, sur ses 43 établissements, seul un n’a pas trouvé preneur. Alors 8e groupe d’Ehpad (Etablissement pour personnes âgées dépendantes) de France en nombres de lit, Medicharme a été fortement pénalisé par sa «stratégie de croissance fondée sur un endettement excessif et une stratégie immobilière d’acquisition d’établissements et de revente à la découpe de chambres à des investisseurs particuliers et institutionnels», pointe un rapport réalisé conjointement par l’Inspection générale des finances (IGF) et l’Inspection générale des affaires sociales (Igas), rendu public ce vendredi 17 mai.


Après avoir analysé les raisons de la chute brutale du groupe, notamment liée à des investissements immobiliers ratés, l’Igas et l’IGF ont élargi leur constat à l’ensemble du secteur privé à but lucratif. L’inspection dresse une liste de pratiques à revoir comme la vente à la découpe de chambres ou encore le manque de transparence dans l’utilisation des fonds publics. Ce constat montre que, plus de deux ans après le scandale Orpea, le secteur n’a pas encore réussi sa mue.


L’interdiction de la vente à la découpe recommandée

Premier point mis en lumière par le rapport : la vente à la découpe des chambres. Le principe est simple, les établissements vendent leurs chambres à des particuliers, principalement via le dispositif fiscal de location meublée non professionnelle (LMNP). Mais cette pratique n’est pas sans risque, pour les structures comme pour les investisseurs. Pour les groupes d’Ehpad qui l’utilisent, le principal problème est de figer la situation. En effet, les baux conclus par les investisseurs durent en général entre 12 et 18 ans, ce qui prive les structures de tout projet de restructuration. Impossible par exemple d’effectuer des rapprochements avec d’autres établissements en cas de difficultés financières ou encore de remplacer les chambres simples par des chambres doubles pour accueillir plus de couples.


Du côté des investisseurs, ce n’est pas plus brillant. Ils peuvent perdre l’intégralité de leur capital en cas de défaillance de l’établissement ou encore rencontrer de nombreuses difficultés à revendre leur bien lors de la fin du bail. Pour toutes ces raisons, l’Igas et l’IGF préconisent d’interdire la vente à la découpe des chambres dans les Ehpad.


Mieux contrôler les autorisations

Autre problème soulevé, celui des autorisations accordées par l'Agence régionale de santé (ARS) et le Conseil départemental. Si elles sont indispensables pour ouvrir un Ehpad, ce n’est pas le cas lorsqu’une structure cède son autorisation à une autre pour reprendre son activité. Une lacune qui empêche les autorités compétentes d’avoir un droit de regard sur le repreneur et de vérifier les incidences de ce changement sur les résidents. Afin de garder un pouvoir de contrôle, l’Igas conseille de rendre obligatoire la demande d’autorisation lors d’une cession mais aussi, pour une meilleure traçabilité, de bien préciser à quel groupe appartient l'organisme qui prend le contrôle de l’établissement.


Enfin, un appel est lancé pour plus de transparence dans l’utilisation des fonds publics. Même s’il s’agit de structures lucratives, les Ehpad reçoivent de l’argent public pour la prise en charge des soins et de la dépendance. Malgré les efforts fournis depuis l’affaire Orpea pour mieux connaître l'utilisation des sommes allouées, il reste encore des zones d’ombre. L’Igas et l’IGF regrettent en effet la centralisation aux sièges de la gestion de ces dotations. Difficile dans ces conditions d’avoir une vision précise des flux financiers et de les contrôler. C’est pourquoi les deux inspections recommandent une répartition de ces fonds par établissement et le remboursement en cas d’excédent, ce qui est encore peu le cas aujourd’hui. Un pas supplémentaire indispensable pour que ces structures puissent retrouver la confiance du public.  

Le lien de l'article : https://www.capital.fr/votre-retraite/ehpad-la-faillite-de-medicharme-symptome-dun-systeme-a-bout-de-souffle-1497063?utm_campaign=20240525&utm_medium=email&utm_source=nl-cap-retraite&perso-ad=#nlsha=eab98bf50a83629d826fbaf81f1d946a579c71cba0da3dced88b69b387d41299
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Jocelyne - 19:45:40
Scandaleux !!!

Depuis le temps que l'Etat nous promet un changement positif en faveur du bien être de nos aînés et ,donc ,une transformation totale de la pratique des résidences pour personnes âgées,rien n'a était fait !!!!
0
— 1 reply from the author
Claude m. - 02:30:38
Que ce soit en France ou ailleurs, nos aines ont droit a plusieurs options comme trois repas plus collation, un systeme de chauf- fage adequat, une bonne supervision par les employees, etc.,. C'est bien sim- ple!
0
— 1 reply from the author
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