Éric Scarano a été condamné en première instance pour détention et diffusion d’images pédopornographiques. Il ne peut pas continuer à exercer normalement les responsabilités de maire, et notamment celles qui le mettent au contact des politiques publiques concernant les enfants.
Le 27 août 2026, Éric Scarano, maire de Sassetot-le-Mauconduit (Seine-Maritime), a été condamné par le tribunal correctionnel du Havre à 18 mois d’emprisonnement avec sursis probatoire pour détention et diffusion d’images pédopornographiques.
Il a annoncé son intention de faire appel.
Mais les faits ayant conduit à cette condamnation en première instance sont d’une gravité telle qu’ils posent une question politique, éthique et institutionnelle majeure : peut-il continuer à exercer la fonction de maire ?
Pour nous, la réponse est NON.
Des responsabilités municipales directement liées aux enfants
La situation est d’autant plus préoccupante qu’Éric Scarano figure actuellement parmi les membres de plusieurs commissions municipales, notamment la commission « École, Cantine », mais également celle consacrée à la « Jeunesse, Sport, Animations, Associations, Culture… ».
La commune exerce par ailleurs des responsabilités concernant l’école, la cantine et la garderie scolaire.
Cela rend son maintien à la tête de la municipalité profondément problématique.
Il ne s’agit pas de se substituer à la justice.
Il ne s’agit pas davantage de nier le droit de toute personne condamnée en première instance d’exercer les voies de recours prévues par la loi.
Il s’agit de protection de l’enfance, de responsabilité politique et d’exemplarité.
Les images pédopornographiques ne sont pas des images virtuelles sans victimes.
Derrière ces contenus, il y a des enfants.
Des enfants victimes de violences sexuelles.
Des enfants dont les violences ont été photographiées, filmées, conservées, échangées ou diffusées.
Chaque consultation, chaque détention et chaque diffusion de ces contenus participe à un système qui transforme les violences sexuelles subies par des enfants en images susceptibles de circuler indéfiniment.
Ses propres colistiers demandent sa démission
Depuis cette condamnation, la situation politique locale a elle-même profondément évolué.
Les membres de la liste conduite par Éric Scarano lors des dernières élections municipales ont publiquement estimé que cette condamnation n’était pas compatible avec « les responsabilités et l’exemplarité qu’exigent la fonction de Maire » et lui ont demandé à l’unanimité de présenter sa démission.
Un rassemblement réclamant sa démission a également été organisé devant la mairie de Sassetot-le-Mauconduit.
Malgré cela, Éric Scarano n’envisagerait pas, à ce stade, de quitter son mandat de maire.
Nous considérons que cette situation ne peut pas perdurer.
Nous exigeons sa démission
Parce que la protection des enfants doit être supérieure à toute considération politique ou personnelle ;
Parce qu’un maire porte une responsabilité particulière et doit incarner l’exemplarité attachée à la fonction publique ;
Parce qu’il exerce des responsabilités municipales concernant notamment l’école et la jeunesse ;
Parce qu’il a été condamné en première instance pour détention et diffusion d’images pédopornographiques ;
nous, signataires de cette pétition, demandons solennellement à Éric Scarano de démissionner immédiatement de ses fonctions de maire de Sassetot-le-Mauconduit.
Dans l’attente de cette démission, nous demandons a minima son retrait immédiat de toute commission, représentation ou responsabilité municipale concernant les enfants, l’école, la cantine, la garderie, la jeunesse et les activités accueillant des mineurs.
Nous demandons également aux autorités compétentes et aux élus locaux de prendre publiquement leurs responsabilités afin que la protection de l’enfance soit placée au-dessus de toute autre considération.
Cette pétition ne préjuge pas de l’issue de la procédure d’appel annoncée par Éric Scarano.
Mais exercer une voie de recours judiciaire n’interdit pas à la société civile de poser une exigence politique et éthique.
Protéger les enfants n’est pas une option.
Lorsqu’il s’agit de violences sexuelles faites aux enfants, l’exemplarité des institutions doit être totale.
Éric Scarano doit démissionner, à défaut d'être démis de ses fonctions!!!!
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