J'ai prêté il y a 4 ans à Romain, la crème de la crème de ma collection de 78 tours pour ses soirées DJ :
Depuis 1 an et demi, j'essaye de les récupérer, mais le bougre se fait tirer l'oreille. En fait il m'en a rendu une partie mais il manque, comme par hasard, les meilleurs.
N° ARTISTE TITRE COMMENTAIRE
1 Elvis Presley Hound Dog / Don't be Cruel
2 Elvis Presley Jailhouse Rock RCA rondelle bleue fendu ?
3 Red Foley Birmingham Bounce
4 Sugar Chile Robinson Stick & Stones
6 Bill Haley Mambo Rock/Birth of The Boogie Pressage Sud-Américain
7 Bill Haley See You Later Alligator Pressage Sud-Américain
8 Bill Haley Extra Extra Pressage Sud-Américain
9 Bill Haley ? Pressage Sud-Américain
10 Uncle Dave Macon
11 Bibliothèque du congrès Chants de pénitentier Il y a un livret avec
12 Bibliothèque du congrès deuxième Il y a un livret avec
13 Arthur Boy Crudup Guitar Boogie
14 Cousin Joe Un Blues Gotham Records
15 The Platters She's Mine / I'm Sorry Pochette Capitol
16 Carter Family
17 Golden Gate Quartet Jericho
18 The Jordanaires Read That Book
19 Duke Ellington Tiger Rag
20 Luis Prima Just Because + Ooby Shooby
21 Andrew Sisters Bred and Butter Woman
22 The Tarriers Banana Boat Song
23 Percy Faith Festival
24 Julie London Crazy about Baby
25 Django Reinhardt My Sweet
26 Wade Meiner Riding on That Train Forty Five
Lundi, je soutiens l'oral de mon Master de musicologie, sujet Elvis Presley. le clou de ma présentation devait être l'audition de mes 78 tours d'Elvis. Unfortunately Romain ne répond à aucun de mes messages bien qu'il les lise...
Alors j'ai écrit ce petit texte :
On n'est jamais plus démuni qu'à l'heure où on ne peut compter que sur la bonne volonté de l'autre, surtout quand cet autre n'entend dans ce terme que l'asservissement de celle d'autrui à la sienne propre. La bonne volonté, terme désuet qui sent un peu la soutane, ne dit-on pas paix sur terre aux hommes de bonne volonté ?
Et pourtant c'est souvent grâce à elle que l’humanité ne s’entre dévore pas avec plus d'ardeur encore qu'elle ne le fait déjà. Ceux qui la respectent s'appellent entre eux des êtres humains. Les hommes qui ne professent que la mauvaise portent le nom de parasites. Et dans ces derniers, celui qui avance masqué sous le faux nez de l'amitié fraternelle est le plus détestable. Il sont tous différents, parfois mielleux, matois, faux rusés, maquignons, débiles vaniteux même, autant de faces que de caractères humains, mais tous se dévoilent instantanément par leur répugnance à toute réciprocité dans le don quel qu'il soit.
C'est pourquoi ils sont si promptes à verser des larmes attendris sur les morts, eux au moins ne demandent plus rien. Pleurer sur la disparition d'un libraire sur Facebook, afficher incidemment son capital Bourdieusien, qui ne chérirait une âme si noble ?
Et pourtant le même, marquis aux petits pieds, te fera faire antichambre numérique, refusant obstinément de répondre à tes messages sans même se cacher, si par malheur tu as l'audace de lui réclamer le bien que tu lui as prêté.
Anybref, help me, je deviens maboule !