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Mise à jour de la pétition

Réouverture solennelle au public de Notre Dame de Paris

Pétition : Réouverture solennelle au public de Notre Dame de Paris Mise à jour de la pétition
4.581 signatures
Auteur :
Auteur(s) :
Eric Grosman r(Sète) , admirateur du génie de Notre Dame de Paris
10/04/2023

N.D. Paris

Bonjour à tous

On doit pouvoir faire mieux ! Vous pouvez suivre sur ARTE un reportage passionnant sur cette reconstruction.

Eric

 

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Eric - Le 22/04/2023 à 17:03:40
Un exemple de ce que pourrais donner une telle cérémonie

Réouverture solennelle de N.D. de Paris

Je table sur les faits suivants :

- La réfection des voutes de la nef et de la croisée du transept seront terminées pour début juillet 2024

- Les échafaudages internes auront été démontés. S’il en subsiste quelques uns pour de futures travaux de réinstallation, ils seront voilés.

- La réfection des grandes orgues, de la flèche et la réinstallation de certains vitraux et œuvres d’art ne seront pas terminées. Mais ceci n’empêche pas la circulation dans la nef.

Mon souhait est d’utiliser le 14 juillet, fête nationale laïque, pour mettre en valeur les reconstructeurs de ce monument. Je voudrais qu’y soient conviés tous ceux qui ont œuvrés à ce magnifique travail. Le reste des places disponibles seraient attribuées au hasard sur une liste de candidats à assister à cette cérémonie. Seuls les donateurs ne sont pas invités : ils sont trop nombreux et pourquoi privilégier les gros ? J’ai écrit, ci-dessous, un déroulé tel que je l’imagine.

- Accueil des participants

- Entrée solennelle des reconstructeurs

- Allocution du président

- Historique de la cathédrale

- Travaux de reconstruction

- Brève cérémonie religieuse

- Sortie des participants

Un écran géant, installe dans le transept permettrait la projection d’images. La musique serait celle des pompiers et des enregistrements diffusés. Des choristes seraient installés dans le chœur pour les parties chantées.

Toute la difficulté est de réunir une célébration laïque et une célébration religieuse car c’est aussi une église.

1) Accueil des participants.

Je ne sais pas quelles chaises seront installées ; il y a encore débat sur ce sujet, le clergé et les restaurateurs n’étant pa d’accord. Mais la cathédrale peut recevoir 7000 places assises qui seraient toutes numérotées et nominatives. Le parvis sera vide. Des gardes républicains en grande tenue sur les marches de l’entrée. On est le 14 juillet ! Les invités seront les participants actifs et les reconstructeurs : scientifiques, architectes, artisans, ouvriers, techniciens de la cérémonie et clergé.

Il y a deux catégories : ceux qui participent à l’entrée solennelle, leurs représentants pour se défilé, et les autres qui les verront défiler dans la nef. Pendant cette installation une musique, à choisir, sera diffusée pour calmer le bruit et favoriser la concentration de tous sur l’ampleur de l’évènement.

2) Entrée des reconstructeurs

En premier, la fanfare des pompiers de Paris, suivi des autres pompiers, les sauveurs de la cathédrale. Sans eux rien n’aurait été possible et nous aurions été devant un tas de ruines. Ils jouent et reprennent en boucle les « trompettes d’Aïda » jusqu’à ce que tout le monde soit en place. C’est une marche triomphale bien au niveau de cette cérémonie. Derrière suivent les reconstructeurs, par groupe de spécialités. Si les artisans (compagnons ?) pouvaient arborer leurs oriflammes se serait mieux.

3) Allocution du président

(Faire attention de n’utiliser que le « nous » et non le « je » pour éviter toute polémique et mettre en avant le caractère d’évènement partagé par toute la nation). Exemple :

« Bonjour à tous. Nous avons été accueillis dans ce monument, fruit du travail et des compétences de tous les bâtisseurs depuis plus d’un millénaire, par les sapeurs pompiers de Paris sans qui cette reconstruction, n’eut pas été possible. Il est le symbole du savoir faire et du génie français. Après l’incendie dramatique du 15 avril 2019, personne n’aurait imaginé que la reconstruire en 5 ans fût possible. Il a fallu 20 ans pour reconstruire la cathédrale de Reims après sa destruction en 1914. Cette résurrection est le fruit du travail acharné des reconstructeurs et manifeste les très hautes compétences de nos spécialistes que nous sommes fiers d’honorer aujourd’hui. Sans eux vous ne seriez pas ici. Sans ceux qui ont financé ces travaux colossaux, non plus. Cette cérémonie n’a pour but que de les remercier et de manifester « qu’on l’a fait » ! N.D. de Paris sera ré ouverte au public et au culte dès demain. Il est toutefois très important de se rappeler l’histoire qui a façonné la France et ses splendeurs et qui a permis l’édification de ce monument sans pareil. Nous sommes sûrs que des millions de français et d’étrangers, quelles que soient leurs opinions, leurs croyances, leurs milieux sociaux partagent ce moment grâce aux médias contemporains. La laïcité c’est ça. La France c’est ça ! Je laisse la parole au général Georgelin qui a été le fédérateur de toutes ces énergies. Qu’il en soit remercié. »

4) Historique et reconstruction. (Général Georgelin)

La communication du général est accompagnée d’un diaporama diffusé sur l’écran géant installé dans le chœur, sur toute la largeur. Il est aussi possible d’avoir des jeux de lumière pour montrer qu’à ses débuts l’édifice était entièrement coloré comme l’indiquent les fresques retrouvées. Par exemple :

« Bonjour à tous.

Il y a 5 ans, j’assistais, comme vous, à cet incendie dramatique. Jamais je n’aurais imaginé devoir prendre la responsabilité de la reconstruction de cet édifice splendide. Les circonstances en ont voulu autrement et je suis très heureux d’avoir pu, à me mesure, participer à cela. Ce ne fût pas sans peine, discussions sans fin qu’il a fallu terminer, arbitrages difficiles. Le choix a été fait de rebâtir à l’identique de 2019 ce monument vieux de plus de 1000 ans et témoin des passions additionnées de nos artisans et constructeurs des siècles passés. Aujourd’hui, nous sommes presque rendus à la fin même s’il reste beaucoup de choses à faire mais la cathédrale va revivre ce pourquoi elle a été conçue : l’édification du public. Je vous propose donc de revivre un peu ces années laborieuses au travers des témoignages des reconstructeurs.

Cet incendie a démarré en fin d’après midi le 15 avril. Bien que les pompiers soient arrivés très vite, ils ont été affrontés à un sinistre de grande ampleur en partie lié à l’ancienneté et donc la fragilité d’une charpente en bois vieille de plusieurs siècles. Le choix a été fait de sacrifié la charpente pour préserver le reste de l’intégrité du bâtiment. Mais ils n’ont pu empêcher l’effondrement de la flèche dont la chute a entrainé celles des voutes de la croisée du transept, d’une partie de l’aile nord et de la nef principale. Je revois encore le témoignage, quelques jours plus tard d’une jeune sapeur accrochée à 60 m avec une lance très puissante, en pleurs, et déclarant « je n’ai fait que ce que j’ai pu ». Oui ils ont fait le maximum et ont réussi à limiter les conséquences. Dès 21 h 00 l’incendie était maitrisé mais la charpente avait disparu en fumée.

Dès le lendemain un premier bilan a été dressé. Certes la plupart des œuvres d’art avaient été sauvegardées et mises à l’abri, les vitraux avaient résistés mais les dégâts étaient considérables, notamment à cause des vapeurs de plomb, déposées partout. Les murs, les voutes restantes, les grandes orgues, les vitraux étaient couverts d’une couche de pollution très adhésive et corrosive. La reconstruction allait être difficile et multi professionnelle. Personne ne savait plus comment réaliser une voute de pierre comme celle là et à 50 m du sol. Il a fallu tout réapprendre car, bien évidemment, aucun plan n’était disponible. Heureusement que l’on disposait d’un relevé complet, numérisé en 3D de l’ensemble de cette charpente, poutre par poutre.

Des études ont donc été menées par des architectes, des ingénieurs, des spécialistes de la pierre avec beaucoup de visualisations numériques permettant d’obtenir toutes les dimensions de chaque pierre au mm près. Il y eut aussi un examen minutieux de la cathédrale de Sens contemporaine de celle-ci et la recherche des troncs de chênes nécessaires. Les morceaux de voutes tombés au sol n’ont pas été considéré comme des gravats mais comme des objets historiques permettant des études détaillées et soigneusement conservés pour les générations futures. Ce fût un puzzle gigantesque. Les arcs porteurs ont été reconstitués, pierre par pierre, dans un hangar spécialisé servant de laboratoire et chaque pierre a reçu son emplacement. Les carrières de la pierre d’origine ont été retrouvées pour remplacer celles détruites par l’incendie ou ayant perdu leur solidité. Il a fallu faire tous les calculs de structure pour s’assurer de la solidité de ce qui allait être reposé. Ces travaux préliminaires ont pris près de 3 ans et les tailleurs de pierre et de bois ont pu entrer en action avec les mêmes méthodes qu’au moyen âge. Aujourd’hui vous pouvez admirer les voutes telle qu’elles furent à leur réalisation comme vous n’avez jamais pu les voir sous la crasse et la poussière accumulés pendant des siècles et sans la couche de plomb déposée par l’incendie à cause de sa vaporisation.

Il reste beaucoup à faire, c’est pourquoi certains échafaudages, voilés, subsistent le long de certains murs. Il faut finir le travail de vérification des vitraux. Beaucoup d’objets sauvés le soir de l’incendie ont été entreposés et restaurés partout en France et sont progressivement réinstallés. La flèche est en cours de finition. Les grande orgues qui ont fait l’objet de multiples travaux successifs depuis 1410, encore muettes, doivent être complètement remontées après le nettoyage pièce par pièce des claviers et des 8000 tuyaux qui les constituent. Il faudra attendre encore quelques mois pour qu’elles résonnent à nouveau redonnant à ce bijou de l’architecture française tout son lustre d’antan.

Que tous les spécialistes, par milliers, qui ont œuvrés à cette reconstruction soient ici grandement remerciés de leur implication, leur acharnement à réussir ce pari impossible. Mais il ne faut pas oublier que cette cathédrale n’est pas seulement une manifestation du génie national ; elle est aussi un lieu de culte dont le clergé assure la vie spirituelle au jour le jour. Il a grandement œuvré avec tous les acteurs à ces travaux par sa connaissance approfondie des lieux, de leur affectation et de leur utilisation avec une disponibilité de tous les instants. C’est pourquoi, je vais remettre les clefs de Notre Dame de Paris à l’actuel archevêque qui en est le responsable »

5) Remise des clefs à Mgr Ulrich et bénédiction du sanctuaire

Musique et rituel à définir.

6) Sortie solennelle des participants au son de toutes les cloches de Notre Dame »
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