Merci à tous les nouveaux signataires et merci à tous pour votre soutien.
Je lis attentivement tous vos commentaires et ils me touchent énormément.
Ca y est, mon petit garçon est dans une famille d'accueil depuis le 5 août dernier. Cette famille dépend d'un centre de placement qui est horrible...
Les éducatrices m'ont dit que je n'avais plus le droit d'avoir mon petit garçon au téléphone ni de lui écrire (alors qu'il adorait cela) car c'était uniquement pour me "soulager" moi et que quand il recevait ma carte, cela était trop "envahissant" pour lui car "ce n'était pas lui qui avait décidé de penser à moi, mais moi qui lui imposais ma carte".
Elles m'ont également informé que je ne pouvais même pas appeler le centre pour prendre au moins des nouvelles de mon fils; même prétexte: c'est trop "envahissant" pour lui.
Pourquoi trop envahissant alors que je n'ai pas de contact direct avec lui ? Elles m'ont répondu que lorsqu'elles appellent la famille pour des nouvelles, mon fils entend qu'elle parle de lui. Plus le droit non plus de lui transmettre des petits cadeaux ni de rapporter quelques jeux de mon fils auxquels nous jouions lors des visites (et que je ramenais bien sûr chez moi après).
Première visite médiatisée au centre dans une salle d'à peine 2 mètres carré (sans mentir...), sans fenêtre, et avec une chaleur étouffante... Mon fils et moi étions malgré tout très contents de nous retrouver. Les éducatrices étaient envahissantes et n'ont pas arrêté de me faire des réflexions désobligeantes devant mon fils et n'hésitaient pas non plus à lui en faire à lui aussi ! Elles m'ont même reproché de lui avoir acheté des vêtements et des baskets pour la rentrée.
Mon fils était très agité, à la fin il avait extrêmement chaud (moi aussi) et en avait marre d'être enfermé (ce que je comprends car moi aussi). Les éducatrices m'ont accaparé à plusieurs reprises, mon fils se retrouvant donc seul alors que c'était NOTRE visite.
Seconde visite. Encore pire. Une éducatrice et le psy du centre avec nous. Ce dernier n'a pas arrêté, lui aussi, de me faire des réflexions désobligeantes. Si seulement j'étais la seule à devoir supporter cela... mais il avait également un comportement plus qu'odieux avec mon fils. Ce "psy" n'a pas arrêté de lui donner des ordres, de lui faire des reproches et de le disputer ! J'étais désolée pour mon petit garçon, et j'essayais tant bien que mal de "rattraper" les choses et de le rassurer. Le psy "dirigeait" complètement ce moment destiné à nous retrouver mon fils et moi.
Je trouve cela inacceptable d'avoir un tel comportement envers un enfant de quatre ans ! De plus, par quelqu'un qui est censé s'occuper et aider les enfants.
Je n'ai pas pu assister à la rentrée scolaire de mon petit bonhomme... J'avais fait une demande par courrier mais les éducatrices, qui ne m'ont vu que deux fois, et une remplaçante de l'assistante sociale que je ne connaissais pas (et qui m'a dit elle-même ne pas connaître le dossier ni les raisons du placement) ont décidé que cela ne faisait pas assez longtemps que mon fils était dans la famille d'accueil (quel est le rapport avec le fait d'être auprès de mon fils dix minutes pour sa rentrée ?). Je n'ai pas eu de réponses à mes questions "dérangeantes" (comme d'habitude) et elles tournaient en boucle avec cet argument.
J'ai de moins en moins de droits, et cette situation cruelle et injuste est de plus en plus dure à supporter...
Nous repassons devant le juge des enfants le 13 septembre prochain. Les assistantes sociales m'ont clairement dit que mon fils sera automatiquement replacé pour six mois parce que la mesure judiciaire ne serait pas terminée (donc mon fils reste placé juste parce que la mesure ne vient que de commencer, alors qu'ils ont eu six mois !). Même si je connais la finalité de cette audience, j'appréhende énormément et je suis en stress total...
N'hésitez à me contacter en retour de ce mail.
Sonia
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