Arts visuels, musique, théâtre, éducation physique : ces disciplines participent pleinement à la formation des citoyennes et citoyens de demain.
Genève, le 12 juin 2026.
Aujourd’hui, les mesures d’économie proposées par le groupe de pilotage de l'Etat de Genève attaquent frontalement ces enseignements en augmentant de deux périodes la charge des enseignant·es de ces disciplines. Elles sont pensées dans une logique d’économie budgétaire à court terme, dégradant durablement les conditions d’apprentissage de nos élèves.
Ces mesures réduisent les moyens accordés
Une grande partie du travail enseignant demeure invisible : préparation des cours, corrections et évaluations, gestion des ateliers et du matériel, organisation d’expositions, de spectacles et de projets, accompagnement des élèves, formation continue et développement des pratiques professionnelles.
Le gouvernement connaît cette réalité. Il choisit pourtant de ne pas en tenir compte.
X Nous refusons que l’évaluation et la certification de nos disciplines soient niées, en les réduisant à une variable d’ajustement budgétaire.
X Nous refusons que l’invisibilité d’une partie du travail enseignant serve de prétexte à sa dévalorisation.
X Nous refusons qu’une logique purement comptable affaiblisse des enseignements essentiels à la formation des élèves, à leur santé et leur bien-être, à la vie culturelle genevoise et aux métiers qui en découlent.
Nous demandons de renoncer immédiatement à la mesure 35* et l’ouverture d’un véritable dialogue sur la reconnaissance des disciplines artistiques, sportives et d’expression orale à l’école genevoise.
*Mesures d’économies 2027-2029, Rapport du groupe de pilotage à l’attention du Conseil d’Etat, 7 mai 2026.
Dans une époque où les paramètres changent constamment, permettre la mobilité de l’esprit est une force indispensable.
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