Au début du mois de mars 2026, plus de 70.000 animaux et 400 marins étaient à bord de bétaillères dans la Méditerranée orientale et la mer Rouge, alors que le conflit venait de débuter au Proche et Moyen Orient.
Les animaux transportés se dirigent tout droit vers des ports frappés par la guerre.
Quand ils y sont déchargés, ils sont confrontés, au mieux, à de la violence et du stress extrêmes. Au pire, à des blessures voire à une mort dans la détresse la plus totale.
Mais parfois, leur voyage est loin de s’arrêter où il devrait… ces animaux peuvent être amenés à errer en pleine mer pendant plusieurs jours ou semaines à cause des attaques militaires, de la fermeture ou de la destruction des ports. La nourriture et l’eau peuvent vite manquer, les déjections s’accumuler, les animaux se blesser, tomber malades, mettre bas dans le chaos, et même mourir. Cette situation est aussi inacceptable pour les marins à bord qui, dans des conditions aussi déplorables, ne peuvent bien sûr pas s’occuper correctement des animaux dont ils ont la charge.
Savez-vous que certains de ces animaux partent de chez nous et sont exportés depuis les ports de l’Union européenne vers le Liban, Israel ou encore l’Arabie Saoudite ?
Savez-vous aussi le droit européen interdit pourtant que des animaux soient transportés s'ils risquent d'être blessés ou de subir des souffrances inutiles durant le trajet ?
C’est pour cela qu’au début du mois de mars 2026, plus de 30 associations de protection animale dont Welfarm ont adressés à la Commission européenne une nouvelle lettre ouverte lui demandant d’arrêter les exportations vers les zones de guerre. En juin 2025, nous lui avions fait la même demande mais la Commission n’y a pas répondu. Pour être davantage entendue cette fois-ci, cette revendication doit être portée par un maximum de citoyens. Avec d’autres ONG européennes, nous avons donc décidé de lancer une pétition dans plusieurs pays, afin de rassembler ensuite les signatures et les porter devant la Commission.