Monsieur le Maire,
L’une de vos administrés, Maria, nourrit des chats (cinq exactement) aux abords de la Mairie. Elle a été sommée de les déplacer sous peine que les animaux soient saisis par la fourrière pour être euthanasiés.
Or, ces chats sont stérilisés et tatoués au nom d’une association dûment enregistrée en Préfecture.
La fourrière ne peut donc, à moins d’être hors la loi, les euthanasier puisqu’ils sont identifiés.
Par ailleurs, l’extermination n'apporte pas de solution durable car les sites sont recolonisés par d'autres individus après la capture.
Il existe une alternative pour éviter ces colonisations et les nuisances possibles pour les habitants de la commune (bruits, odeurs,...). Il s’agit d’une gestion durable des populations de chats dits « libres » passant par une identification au nom de la commune ou d’une association, une stérilisation des animaux et un relâchement sur site. Cette forme de gestion permet de réduire le nombre de chats errants, évite la recolonisation des territoires par de nouveaux individus et favorise l’intégration de l’animal en ville.
Cette gestion est de votre ressort, Monsieur le Maire, conformément à l’article L. 212-10 et L211-27 du Code rural.
Au cas présent, les chats sont déjà identifiés et stérilisés. Il serait seulement nécessaire de définir le périmètre où leur présence n’occasionnerait pas de nuisances, un espace pas trop éloigné de leur territoire habituel (afin qu’ils n’y reviennent pas) et aménagé par des bénévoles pour que les animaux y trouvent une protection contre le froid en hiver et de la nourriture.
Je ne peux concevoir qu’un édile aussi soucieux de l’environnement que vous, demeure insensible à la cause animale, qui préoccupe nombre de nos concitoyens en France et ne puisse envisager une solution bienveillante et pérenne au problème.
Vous remerciant infiniment par avance de l’attention que vous voudrez bien accorder à cette requête,
Veuillez agréer, Monsieur le Maire, mes respectueuses salutations.