Vous conviendrez que nous sommes en droit de nous poser légitimement la question du bien-fondé réel de ce genre d'organisations agricoles annuelles qui ont lieu un peu partout.
La plus connue est bien sûr le Salon de l'Agriculture de Paris, un Salon qui est ultra-médiatisé. Ces organisations sont censées nous (dé)montrer les fameuses "joies de la vie à la ferme" qui partent certes, d'une bonne idée, sous-tendant apparemment "une bonne pub pour nos amis animaux".
Le but est de faire découvrir ces animaux, notamment aux jeunes publics. Mais où cela mène-t-il au juste ?
Si à la rigueur tous les promoteurs se limitaient aux sous-produits animaliers avec des conditions de vie normales et non écourtées, tout irait à peu près bien, presque dans le meilleur des mondes.
Il faut juste être assez naïf pour y croire. C'est loin d'être le cas, la vérité est bien entendu toute autre, l'envers du décor n'ayant pas grand-chose à voir avec la belle vitrine qu'on nous présente ouvertement comme trop souvent.
Sans être vraiment épargnés le moins du monde, "ces cheptels à la fête", y compris leurs mascottes exposées si brillamment, auront bien trop souvent, eux aussi, une triste fin pour rien !
Tout au plus, les petits citadins (ou même certains adultes) verront-ils enfin de près ce qu'ils ont précisément dans leurs assiettes. En espérant simplement qu'aussi jeunes soient-ils, ils prennent conscience de cet "énorme décalage tout niveau" (mentalité, etc.) en influençant positivement leurs parents.
Croyons-y tout autant ! Tout compte fait, ça ne coûte rien d’être positif malgré tout, pour plus d’éthique et de cohérence et moins d’hypocrisie dans ces lieux temporaires qui doivent avant tout faire la part belle aux animaux !