Appel à la solidarité, à la justice et à la reconnaissance des victimes de harcèlement
Il arrive qu'une vie bascule sans que personne ne mesure réellement l'ampleur des dégâts. Il arrive qu'une personne perde sa tranquillité, sa santé, son travail et jusqu'à la possibilité de se reconstruire sereinement, tandis que sa souffrance demeure incomprise.
Aujourd'hui, je prends la parole parce que je refuse que dix-sept années de ma vie puissent être résumées à un simple conflit de voisinage.
Dix-sept ans. Dix-sept années à tenter de faire entendre ma voix, à vivre avec les conséquences d'une situation que je considère comme profondément destructrice, et à chercher des solutions.
Lorsque je vivais, dans le Haut-Var j'ai été confrontée, selon mon témoignage, à des troubles de voisinage répétés : insultes, remarques malveillantes, critiques et bruits nocturnes répétés, dans un contexte que j'ai vécu comme une pression permanente.
Cette situation a fini par envahir mon quotidien. Ne trouvant plus la tranquillité chez moi, j'ai été contrainte de déménager et de mettre mon appartement en vente, contre mon gré.
Mais partir ne signifie pas nécessairement être libérée de ce que l'on a vécu.
J'ai constitué un dossier comprenant des dates, des éléments et des documents même audio que je souhaite voir examinés avec attention. J'ai également signalé des faits que j'estime relever du harcèlement, du cyberharcélement et de la diffamation…
Je demande que ces éléments soient examinés objectivement, que les faits puissent être établis et que les responsabilités éventuelles soient déterminées dans le respect du droit et des lois.
Derrière chaque plainte, il y a un être humain.
Derrière chaque dossier, il y a parfois des années de fatigue, de peur, de solitude et d'incompréhension.
Pour ma part, j'ai perdu 16 kilos au cours de cette période particulièrement éprouvante.
Mon état de santé s'est gravement détérioré. Je souffre aujourd'hui de fibromyalgie, avec des douleurs qui peuvent rendre les gestes les plus simples difficiles. J'ai également perdu mon emploi et ma capacité à travailler à cause de cet harcélement.
Je ne prétends pas que chaque conséquence médicale ou professionnelle puisse être juridiquement attribuée à une personne sans examen des preuves. Mais je demande que mon parcours, les documents médicaux et les conséquences que je rapporte soient enfin considérés avec le sérieux qu'ils méritent.
On ne devrait jamais avoir à choisir entre sa santé, son logement et sa tranquillité.
Ma vie ne se résume pas à ce que j'ai subi. Je suis une femme qui aime la littérature, la culture, les mots et les valeurs humaines. J'avais des projets, des espoirs et le désir de construire ma vie. Certaines de ces aspirations ont été profondément compromises par les épreuves que j'ai traversées et surtout pour l'invasion encore active de mes harceleurs.
Le plus douloureux n'est pas seulement ce que l'on perd. C'est aussi de devoir continuellement expliquer pourquoi l'on souffre, alors que l'on cherche simplement à être entendue et que Justice soit faite selon la Déclaration de l’Homme et du Citoyen et des lois en général.
En 2025, les personnes que je mets en cause ont également porté plainte contre moi pour diffamation. Cette situation a renforcé mon sentiment d'injustice.
Je demande que l'on examine mes preuves, que l'on entende les personnes concernées et que l'on distingue les faits des affirmations.
Je demande que ma plainte et les éléments que j'ai réunis puissent faire l'objet d'un examen sérieux, dans le respect de mes droits.
Je souhaite également que les faits signalés concernant le cyberharcèlement, les éventuelles atteintes à ma vie privée et sentimentale, et les incidents informatiques et téléphoniques que j'ai constatés soient vérifiés lorsqu'ils peuvent l'être, sans présumer de leur origine avant enquête.
La Justice ne doit être ni une affaire de popularité ni une compétition entre celui qui parle le plus fort et celui qui souffre en silence.
La justice doit être le lieu où les faits sont examinés, où les victimes peuvent être entendues et où chacun répond de ses actes si ceux-ci sont établis.
Je lance aujourd'hui cet appel parce que je ne veux plus que ma souffrance reste enfermée dans un dossier ou dans le silence, et que mes années de bataille contre des pervers soit enfin reconnue.
Cette démarche vise à défendre un principe essentiel : personne ne devrait être abandonnée face à une situation de harcèlement allégué, et toute personne qui demande justice devrait pouvoir en présentant ses preuves obtenir une réponse motivée.
Derrière mon histoire, il y a une question qui concerne toute la Société :
Que devient une personne lorsque son sentiment de sécurité disparaît, que sa santé se dégrade et qu'elle ne sait plus vers qui se tourner pour être entendue ?
Le harcèlement, lorsqu'il est établi, peut détruire progressivement la confiance, la sérénité et les projets d'une personne. Ses conséquences ne s'arrêtent pas toujours au moment où les faits cessent ou lorsque la victime quitte son logement.
Il faut mieux écouter, mieux accompagner, mieux documenter les faits et permettre aux victimes d'accéder aux voies de recours prévues par la loi.
Par cette pétition, je demande :
Un examen attentif de mon dossier, alors que des éléments datés et des preuves ont été transmis aux autorités compétentes.
Une réponse judiciaire adaptée aux faits signalés, avec une véritable enquête nécessaire
Une meilleure prise en considération des conséquences humaines du harcèlement verbal et moral, du cyberharcèlement, notamment lorsqu'il affecte la santé, le logement, le travail et la vie sociale et son avenir en entier.
Une protection effective de la dignité et de la vie privée, dans le respect des droits de chacun.
Une meilleure écoute des personnes qui se disent victimes de harcèlement, afin qu'elles puissent être orientées, accompagnées et informées des suites données à leurs démarches.
Je demande le droit d'être entendue, le droit de vivre en paix et le droit de voir les faits que je signale examinés avec impartialité.
Signer cette pétition c'est soutenir le droit de toute personne à être entendue et à demander que les faits qu'elle rapporte soient examinés sérieusement.
C'est aussi rappeler que derrière les mots « conflit de voisinage », « harcèlement » ou « diffamation », il peut y avoir des conséquences humaines considérables qui méritent d'être prises au sérieux.
Si vous estimez que personne ne devrait perdre sa santé, sa tranquillité et ses perspectives d'avenir sans pouvoir faire entendre sa voix, je vous invite à signer et à partager cet appel.
Je souhaite que mon témoignage puisse contribuer à une prise de conscience collective, afin que d'autres personnes trouvent plus facilement l'écoute et les recours dont elles ont besoin.
Dix-sept ans, c'est une part immense d'une vie. Je ne peux pas récupérer ces années. Mais je peux encore demander que ma voix soit entendue.
Je veux croire qu'une société juste est une société capable d'écouter, de vérifier, de protéger et de réparer lorsque les faits le justifient.
Pour la dignité humaine. Pour le droit d'être entendu. Pour que le harcèlement, lorsqu'il est établi, ne soit jamais banalisé.
Merci à toutes celles et ceux qui prendront le temps de lire, de signer et de partager cette pétition.
Une personne qui demande justice et qui refuse de renoncer à sa dignité.
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