Monsieur le Président,
Nous portons aujourd'hui la voix de nos anciens et des professionnels en détresse. Face à l'épuisement du secteur du grand âge, nous exigeons des engagements fermes et contraignants.
Il y a quelques mois, je vous avais alerté par l'intermédiaire d'une vidéo que la situation dans les EHPAD était critique, qu'il y avait urgence, de la maltraitance institutionnelle par manque de temps, des négligences, un manque de plus de 50 000 soignants, des soignants non formés pour le grand âge et ayant des salaires non décents et un manque de transparence sur la gestion de l'argent public des fonds de la Journée de solidarité.
En plus de ma vidéo adressée aux différents élus, aux partis politiques et à leurs quartiers généraux, j'ai fourni de sérieux témoignages recueillis directement auprès des familles et des aides-soignants. Ces témoignages dénoncent exactement ce que dit la pétition.
Depuis 2004, la Journée de solidarité a généré plus de 62 milliards d'euros selon les chiffres officiels. C'est aujourd'hui 3,3 milliards d'euros prélevés tous les ans.
Le montant total n'est pas facile à chiffrer et manque de transparence, car entre 2004 et 2010 il était de deux milliards d'euros par an, et entre 2011 et 2026 il a progressivement atteint les 3,3 milliards. Si on le calculait au montant actuel, cela représenterait plus de 72 milliards sur vingt-deux ans.
Face à cette somme colossale, les citoyens et les soignants sont en droit de demander : où est passé l'argent public ?
Sur le terrain, la situation est devenue intenable. Il manque 50 000 soignants, majoritairement des aides-soignants. Un aide-soignant doit parfois s'occuper seul de plus de vingt personnes âgées dépendantes en matinée, avec moins de dix minutes par toilette, petit-déjeuner compris. Ce qui relève d'une véritable maltraitance institutionnelle.
Selon le député Jérôme Guedj député de l'Essonne PS Nupes, récupéré sur X en octobre 2023 :Durant la campagne présidentielle, Emmanuel Macron avait fait la promesse de créer, en cinq ans, « 50 000 postes supplémentaires en EHPAD ». Cette promesse constituait la seule mesure de la campagne présidentielle du candidat Macron relative au grand âge, enterrant au passage l'annonce du président Macron de juin 2018 d'une loi grand âge « avant la fin de l'année 2019 » et sans cesse repoussée durant le premier quinquennat.
Mais, depuis le 2 novembre 2023, nouveau rebondissement désormais officialisé : ce ne sera plus 50 000 postes créés sur la durée du quinquennat mais 50 000 d'ici 2030.
Le gel de 50 000 postes d'ici 2027 va aggraver les conditions de vie de nos aînés et la maltraitance en EHPAD. Repousser la promesse de notre président, c'est-à-dire la création de 50 00 postes de 2027 à 2030 alors même que le vieillissement de la population s'accélère dans notre pays et que les besoins sont grandissants, c'est une énième preuve de l'inaction de ce gouvernement sur le grand âge.
La loi 4/10 : l'instauration d'une loi fixant un ratio légal obligatoire. Nous demandons un plancher strict de quatre aides-soignants pour dix résidents sur 24 heures, seul garant d'un accompagnement digne et sécurisé.
Un audit : nous exigeons un audit complet de la Cour des comptes sur l'affectation réelle des 72 milliards d'euros collectés.
Recruter, former, payer : le réinvestissement direct des fonds de solidarité pour créer 50 000 postes formés et décemment rémunérés en trois ans.
Monsieur le futur Président, si vous considérez que la dignité de nos aînés et les conditions de travail de 50 000 soignants ne sont pas votre priorité, dites-le maintenant aux Français avant 2027. Sinon, engagez-vous publiquement sur la loi 4/10, l'audit des 62 milliards et les 50 000 embauches. Le peuple jugera.
Nous appelons l'ensemble des citoyens à se mobiliser maintenant en signant et en partageant massivement cette pétition nationale en ligne. C'est par la pression démocratique que nous ferons inscrire le recrutement d'urgence et le ratio légal 4/10.
Ensemble, citoyens et soignants, nous ne lâcherons rien pour garantir la dignité humaine au sein des EHPAD.
Vous êtes sûr ? Votre mobilisation est importante pour que les pétitions atteignent la victoire !
Sachez que vous pouvez vous désinscrire dès que vous le souhaitez.