L’association ARGOS42, engagée pour la protection animale, lance cette pétition afin de remettre en question la tenue du salon du chiot prévu les 27 et 28 juin 2026 à Caen.
Alors qu'un salon du chiot s'est déjà tenu dans cette même ville les 11 et 12 avril 2026, une nouvelle édition est organisée seulement quelques semaines plus tard. Cette répétition témoigne d'une banalisation croissante de la commercialisation des animaux de compagnie sous forme d'événements commerciaux, alors même que les refuges débordent d'animaux abandonnés en attente d'adoption.
Derrière une apparence festive, ces événements banalisent un commerce problématique : les animaux y sont exposés comme de simples produits, destinés à déclencher des achats impulsifs.
Ce modèle de vente soulève de vives inquiétudes éthiques, législatives et sociétales, alors même que la France détient le triste record européen de l’abandon, avec plus de 330 000 animaux délaissés chaque année. [1] Dans ce contexte, comment peut-on encore promouvoir la vente de chiots, alors que les refuges sont saturés d’animaux en quête d’un foyer ?
Le paradoxe est saisissant : sous couvert de fête et de tendresse, ces salons perpétuent une logique marchande qui ignore la réalité de la souffrance animale.
NON-RESPECT DU DÉLAI LÉGAL DE RÉFLEXION : UNE DÉRIVE COURANTE
Dans l’ambiance émotionnelle et commerciale des salons du chiot, les achats se font souvent sur un coup de cœur. Cette précipitation va à l’encontre de l’article L214-8 du Code rural, qui impose un délai de réflexion de 7 jours avant toute adoption ou acquisition d’un animal. Ce temps de réflexion, instauré pour limiter les décisions irréfléchies aux conséquences parfois lourdes, est trop souvent ignoré dans ce type d’événement.
NOTRE DEMANDE À LA MAIRIE ET AUX ORGANISATEURS
Nous, signataires de cette pétition, demandons à la Ville de Caen et aux gestionnaires du lieu accueillant l’événement :
• de ne plus accueillir de salons du chiot dans leurs locaux ;
• de prendre une position claire contre ces pratiques contraires à l’éthique et à la protection animale.
Aux élus locaux :
• d’user de leurs compétences, incluant notamment leur qualité d’officiers de police judiciaire pour constater les infractions pénales sur le territoire communal ;
• de saisir les sénateurs, représentants des collectivités territoriales conformément à l’article 39 de la Constitution, afin de faire évoluer le cadre législatif en la matière.
Aux services déconcentrés de l’État :
• d’assurer un contrôle systématique de l’état des animaux ainsi que du respect des normes sanitaires et de protection animale ;
• d’assurer une coopération avec les élus locaux pour favoriser la défense des droits des animaux.
Enfin, au-delà de cet événement local, nous appelons à une réflexion nationale sur l’avenir des salons du chiot en France.
Dans un contexte de surpopulation animale et d’abandons massifs, nous demandons aux pouvoirs publics d’envisager progressivement la fin de ces événements de vente d’animaux de compagnie, afin de privilégier des modèles responsables centrés sur l’adoption en refuge et la lutte contre les abandons.
ENSEMBLE CONTRE LES SALONS DU CHIOT : MOBILISONS-NOUS POUR UNE ADOPTION RESPONSABLE
L’association ARGOS42 est engagée dans une campagne nationale pour alerter sur les dérives des salons du chiot et défendre une autre vision : celle d’une adoption réfléchie, respectueuse du bien-être animal.
Aux côtés des citoyens, nous agissons pour faire évoluer la loi. C’est pourquoi nous soutenons la proposition déposée par le député Ian Boucard, qui vise à interdire ces événements. Nous demandons que ce texte soit inscrit au plus vite à l’ordre du jour parlementaire.
→ En savoir plus sur l’association : www.argos42.org
→ En savoir plus sur notre combat : Salon du chiot – ARGOS 42
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Ce message dénonce une problématique générale liée à la vente d’animaux en salon. Il ne constitue pas une accusation ciblée envers un organisateur en particulier.
[1] Source : Données de l’I-CAD transmises via l’Assemblée nationale le 11 mars 2025 : 330 855 animaux ont été abandonnés en France au cours de l’année 2022.
https://questions.assemblee-nationale.fr/q17/17-127QE.htm
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