29/10/2021
Bonjour à tous,
J'écris aujourd'hui cette mise à jour afin qu'elle puisse servir au cas où il m'arriverait malheur, à moi ou aux chats.
Hier soir 28/10, il s'est passé un évènement TRÈS GRAVE. Au point que j'ai été contrainte d'
appeler la police qui est heureusement venue à mon secours. Le 25/10, un homme avait déféqué à l'endroit où je nourris les chats, certains ont vu via ma chaîne YouTube ce que je subis depuis environ 15 jours. Alors que j'étais à la ferme pédagogique en train de nourrir les chats, un homme ivre est venu me parler. Il était très alcoolisé et avait beaucoup de mal à s'exprimer correctement et à comprendre ce que je lui expliquais mais a su me rétorquer qu'
il en avait rien à foutre du maire et qu'il en avait rien à foutre des lois. Il faut savoir que depuis 10 ans, je nourris aussi 3 vieilles chattes (peut-être 5 si les 2 mimis disparus sont toujours de ce monde) en face de la ferme, rue des côteaux. Cet homme est un Russe qui vit dans cette rue, selon lui depuis 15 ans.
Ce monsieur a été très violent, a tenté de m'intimider en collant son front et son nez aux miens tout en vociférant pour tenter de me faire peur. Je n'ai pas reculé, je n'ai peur de rien ni de personne. A renversé d'un coup de pied mon sac de nourriture. Il était si violent qu'
une femme courageuse qui promenait son chien s'est interposée pour l'empêcher de me frapper. Il est reparti chez lui en me lançant une phrase lourde de sens :
"je vais revenir..." J'ai immédiatement pensé qu'il allait revenir avec une arme. Tout en partant, il m'a hurlé :
"Tu reviens dans la rue et... bang !" mimant le tir d'une carabine... ou de Kalachnikov. Il est revenu sans arme certainement pour avoir vu qu'un voisin de la ferme et son épouse étaient venus aussi à la rescousse tandis que j'attendais la police. En leur présence, il a recommencé son manège à coller son front contre le mien, tentant de maintenir mes bras ! Autant vous dire que je ne me suis pas laissée faire. La police l'a collé au mur, fouillé et il est rentré directement chez lui.
Ce soir, je serai à nouveau dans sa rue pour nourrir les vieilles chattes. Et on verra si je finirai l'année sans être blessée ou morte. Je croise les doigts pour qu'il ne tue pas les chats. Je ne porte pas plainte car je ne vais pas passer 4h dans un commissariat pour ne recevoir au final aucune protection. Vous avez vu les médias...
Pourquoi cette agression ? Cette rue comptait énormément de chats et de chatons, les habitants ayant laissé les mimis se reproduire allègrement. Sos Multicats a stérilisé et identifié tous les chats et au fil des années il ne reste qu'une poignée de chats.
Il a exigé que je cesse de nourrir les chats, sous prétexte que ça attirait des rats, rats qu'il doit confondre avec des hérissons... et ce monsieur qui a visiblement
peur de rats si mignons, rats que l'on peut rencontrer partout et qui sont chassés par les chats, s'en prend tout-à-coup, d'une façon mystérieuse, à ce que je fais depuis 10 ans !
Ce comportement est inexplicable, ce harcèlement depuis plus de 15 jours sur tous mes points de nourrissage démontre que cet homme est victime d'une fixation, d'un désordre mental et qu'il est dangereux. Son épouse Eugénia se cachait dans leur pavillon et a tenté de le calmer... en vain.
Merci aux habitants d'Ermont de bien vouloir me prêter main forte. A toutes fins utiles. Sandrine
→ l'album des mimis, c'est par ici :
https://m.facebook.com/sandrine.nani1/albums/10210444165874732/
→ Ma chaîne YouTube :
https://www.youtube.com/user/cendryn/featured
Rappel important :
Le chat errant est reconnu animal domestique par le code rural et de la pêche maritime.
Le fait de priver de nourriture et d’abreuvement un animal domestique est reconnu cruauté passive conformément à l’Article R214-17 du Code Rural.
Le chat errant est reconnu animal domestique par l’arrêté du 3 avril 2014 fixant les règles sanitaires et de protection animale auxquelles doivent satisfaire les activités liées aux animaux de compagnie d'espèces domestiques relevant du IV de l'article L. 214-6 du code rural et de la pêche maritime.
De plus, le fait de nourrir les chats errants maintient les chats dans un état sanitaire satisfaisant donc réduit les risques sanitaires car des animaux affaiblis par manque de nourriture et d’eau vont inévitablement déclarer et propager des maladies.
Ne pas nourrir le chat errant, en particulier sur le territoire publique, est donc un acte de mauvais traitement, un défaut de devoir citoyen, une infraction à l'article L214-3 du Code Rural. Cette infraction peut donc être punie par le Code Pénal.
Article 521-1 du Code Pénal.
Le fait, publiquement ou non, d'exercer des sévices graves ou de commettre un acte de cruauté envers un animal domestique ou apprivoisé ou tenu en captivité est puni de 2 ans d'emprisonnement et de 30 000 € d'amende.