Une condamnation à la hauteur des faits
Cause animale Nord demande une condamnation exemplaire face à des actes de cruauté d’une telle gravité. La diffusion de ces faits sur les réseaux sociaux en aggrave encore la portée, en banalisant la violence et en risquant d’encourager sa reproduction.
Une demande de reconnaissance de responsabilité
Nous demandons que l’auteur soit considéré comme pleinement responsable de ses actes et jugé en conséquence, compte tenu de l’extrême gravité des faits.
Un appel à une évolution du regard juridique
Si la loi reconnaît déjà certaines formes de responsabilité dès l’adolescence, alors la cruauté extrême envers un être vivant devrait, elle aussi, faire l’objet d’une réponse judiciaire à la hauteur de sa gravité.
Les faits sont d’une violence insoutenable et ont suscité l’effroi. Un adolescent de 16 ans est soupçonné d’avoir martyrisé deux chatons avec une cruauté glaçante, avant de diffuser les images de leurs souffrances sur les réseaux sociaux. Malgré l’horreur des actes reprochés, il devra comparaître devant un tribunal pour enfants, où les peines encourues restent bien plus légères que celles prévues pour un adulte.
Le jeune homme a reconnu les faits et affirme avoir agi sous l’effet de la colère. Mais peut-on encore parler d’un simple égarement face à une telle barbarie ? Lorsqu’un mineur commet des actes d’une sauvagerie pareille, doit-il continuer à bénéficier d’une justice plus clémente, ou faut-il le juger comme un adulte ? Qu’en pensez-vous ?
Le chaton lutte pour survivre
D'après les premiers éléments de l'enquête de gendarmerie, l'adolescent a "ébouillanté, embroché et jeté contre un mur" deux chatons, des faits commis entre le 14 avril et ce lundi, a précisé le magistrat,.
Sur une vidéo tournée lundi, initialement transmise à des amis et ensuite "très vite diffusée sur les réseaux sociaux", on voit le jeune homme jeter un chaton dans un récipient rempli d'eau et s'en amuser alors que le félin de quelques jours lutte pour survivre.
Il empale ensuite le chaton encore vivant avec une fourche, avant de le projeter dans une étable, en riant.
Le mis en cause comparaitra le 30 juin devant le tribunal pour enfants de Besançon.
Mis en cause pour "sévices graves ou actes de cruauté envers un animal domestique" et "diffusion d'images relatives à ces sévices", l'adolescent a été déféré mardi 2 juin après-midi devant un juge des enfants pour la mise en place de mesures éducatives. Sans antécédents judiciaires, il comparaitra lors d'une audience de culpabilité le 30 juin devant le tribunal pour enfants.
C'est un internaute scandalisé par ces images qui a prévenu la gendarmerie, laquelle a interpellé le jeune homme "l'après-midi même de la diffusion", selon le procureur. D'autres internautes ont massivement diffusé la photo de l'apprenti sur les réseaux sociaux, ainsi que des informations sur sa famille.
Ces "faits graves et choquants" ne justifient pas de "se faire justice sur les réseaux sociaux" ou d'y proférer des menaces, a commenté Cédric Logelin, pour qui "la justice doit se faire dans un cadre approprié".
La loi du 30 novembre 2021 punit tout auteur de maltraitance ayant entraîné la mort d’un animal domestique jusqu’à cinq ans d'emprisonnement et à 75 000 euros d'amende. Une sanction pouvant toutefois être réduite de moitié si l’auteur des faits est mineur [Ordonnance du 2 février 1945] ».
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