MAINE-ET-LOIRE : TOUCHE PAS À MON CHOUC’
NON AU MASSACRE DES CHOUCAS EN PLEINE NIDIFICATION
NON AUX TIRS ET AU PIÉGEAGE AVEC APPELANTS VIVANTS
Le préfet du Maine-et-Loire a autorisé, par arrêté du 4 mai 2026, la destruction de 481 Choucas des tours, une espèce pourtant protégée par le droit français et européen.
Et cela en pleine période de reproduction.
❌ des adultes abattus ou piégés : leurs poussins mourront ensuite lentement de faim et de déshydratation, agonisant dans les nids ;
❌ affamés et paniqués, certains jeunes finiront par se jeter dans le vide, s’écrasant au sol
Chez cette espèce très sociale et strictement monogame, tuer un seul parent condamne souvent toute la nichée et compromet durablement les chances de reproduction du survivant.
Ces destructions brisent les couples, bouleversent les hiérarchies sociales et désorganisent durablement les colonies.
UNE DÉROGATION FORTEMENT CONTESTÉE ET ENTACHÉE D’IRRÉGULARITÉS
Lors de la consultation publique relative au projet d’arrêté, 82 % des avis exprimés étaient défavorables à celui-ci.
Le Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN), organe scientifique officiel consulté par l’État, a de son côté rendu un avis défavorable particulièrement sévère.
De plus, cette consultation publique s’est déroulée sans que le public ne soit informé de l’existence de l’avis défavorable du CSRPN, ce qui constitue une irrégularité grave au regard du principe de participation du public (article L.123-19-1 du Code de l’environnement).
En conséquence, la prise d’un tel arrêté dérogatoire apparaît comme un véritable déni démocratique.
Nous dénonçons:
❌ Des destructions scientifiquement injustifiées ; sans preuve de leur efficacité ;
❌ L’absence de considération de la surmortalité naturelle provoquée par les intempéries (en période de nidification pluie, orages, grêle, défaut d’ensoleillement)
❌ L'imputation de dégâts agricoles à la seule espèce Choucas,
❌ Des dégâts agricoles difficilement qualifiables de « importants » à l’échelle du département (53 000);
❌ Des alternatives non létales peu nombreuses et insuffisamment mises en œuvre ;
❌ Des dérogations préfectorales autorisant leur destruction transformant une mesure censée rester exceptionnelle en pratique récurrente.
DES MÉTHODES INACCEPTABLES
L’arrêté autorise également le piégeage avec appelants vivants.
Des choucas capturés sont utilisés pour attirer leurs congénères vers des pièges et vers la mort.
Cette pratique soulève de graves questions éthiques :
❌ Capture et détention de spécimens sauvages ;
❌ Stress, souffrance et mise à mort des oiseaux utilisés ;
❌ Instrumentalisation d’animaux protégés contre leurs propres congénères.
DES ALTERNATIVES EXISTENT
NOUS SAISISSONS LE TRIBUNAL ADMINISTRATIF
Crow Life a engagé une procédure d’urgence auprès du tribunal administratif afin d’obtenir la suspension immédiate de cet arrêté avant que les destructions ne produisent des conséquences irréversibles.
NOUS DEMANDONS :
• la suspension immédiate de l’arrêté préfectoral du 4 mai 2026 ;
• l’abandon des destructions prévues par tir et piégeage avec appelants vivants
LE CHOUCAS DES TOURS EST UNE ESPÈCE PROTÉGÉE. ALORS PROTÉGEONS-LA.
Signez et soutenez notre action devant le tribunal administratif.
À l'initiative de Crow Life avec le soutien de l’ASPAS et de la LPO Anjou
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