Très Saint-Père
Mon cœur est attaché au Cœur sacré de Jésus. Ma foi souffre d’entendre le cri des agneaux arrachés à leur mère et emmenés sans délicatesse à l’abattoir.
Je fais allusion à la tradition de l’agneau pascal, au sujet de laquelle je me permets de vous soumettre cette pétition.
Mon cœur, qui saigne à la vision de ces agneaux meurtris, à l’image du cœur de Saint Isaac de Ninive, ne parvient pas à comprendre l’existence d’une telle pratique.
Je me fais humblement la voix des agneaux ainsi sacrifiés, au nom de mon amour pour les animaux et de ma fidélité au message et au sacrifice du Christ.
Cette démarche s’inscrit dans une réflexion spirituelle sur la cohérence entre la foi chrétienne et le respect de toute la création. Je vous la soumets avec humilité, dans l’espérance qu’elle puisse nourrir une réflexion au sein de l’Église.
Je vous prie d’agréer, Très Saint-Père, l’expression de mon profond respect.
PETITION ADRESSÉE AU SAINT-PERE CONCERNANT LA TRADITION DE L’AGNEAU PASCAL
• PROBLEME CONCERNE L’agneau pascal est une coutume catholique pratiquée depuis le Moyen Âge.
Cette tradition est d’origine culturelle, elle n’émane pas du Vatican, qui ne prescrit aucune recommandation concernant la consommation d’agneaux pour Pâques.
Cette habitude culinaire trouve son origine dans la consommation d’agneaux pour les fêtes juives relatives au retour d’Égypte. Elle a été transposée aux rites catholiques pour la célébration de la résurrection de l’Agneau de Dieu.
• LES ARGUMENTS
- Un sacrifice unique et sacré
Or, en l’espèce, le sacrifice de Jésus est un acte divin, unique et inimitable. Il ne nécessite pas d’imitation, moins encore de sacrifice supplémentaire, le sacrifice du Fils de Dieu est, à lui seul, suffisant.
Rivaliser par d’autres sacrifices est une insulte à sa divinité.À cela s’ajoute une atteinte à l’essence même du visage du Seigneur. Dieu n’est qu’amour, douceur, bonté, et sa compassion n’a pas de limites.
Or, séparer un agneau vulnérable et apeuré de sa mère en détresse est un déchirement. Dieu, lui, recommande la protection des êtres sans défense.
Abréger les jours d’un petit agneau, empreint d’innocence et à l’aube de sa vie, n’est pas un rituel d’amour. C’est une atteinte à toutes les valeurs chrétiennes.
Le sacrifice de ces innocents n’est pas un acte de foi.
Cela éveille en moi, comme un écho lointain, sombre et douloureux, d’un drame, évoquant des victimes innocentes.Le seul sacrifice auquel le Seigneur Jésus appelle est le sacrifice des péchés.
L’homme doit opérer un sacrifice intérieur, et non le sacrifice extérieur de l’agneau pascal.
- La souffrance de créatures divines
Par ailleurs, la souffrance animale est un cri de la création vers son Dieu.
C’est précisément à cet endroit que la contradiction devient redoutable, lorsque l’incohérence entre le mépris de la souffrance des animaux et le regard de Dieu sur ses créatures, est révélée.
Car les animaux sont des créatures divines.
Le pape Jean-Paul II avait déclaré : “Les animaux sont des créatures de Dieu. Ils entourent l’homme d’une présence vivante qui doit être respectée.”
Le pape François apporte une confirmation : “Chaque créature a une valeur propre devant Dieu.” “Nous ne sommes pas les maîtres absolus des autres créatures.” “Il est contraire à la dignité humaine de faire souffrir inutilement les animaux.”
Et Saint François d’Assise ajouta : “Loué sois-tu, mon Seigneur, pour toutes tes créatures. Toutes les créatures sont nos frères et sœurs.”
Saint Isaac de Ninive, moine et théologien affirmait : “Le cœur miséricordieux brûle pour toute la création : pour les hommes, pour les oiseaux… “À la vue de leur souffrance, ses yeux répandent des larmes.”
- La volonté de Dieu dans la crucifixion
Dieu a envoyé son Fils Jésus pour un sacrifice divin, nul autre sacrifice ne peut prétendre lui ressembler.
Dieu exige de l’homme qu’il rende à l’animal la place qu’il lui a réservée dans sa création, et le respect qui lui est dû.
Dieu veut un homme sans péché, le sacrifice d’un innocent est un péché. EN CONCLUSION
Le sacrifice de Jésus est inimitable.
Le Christ invite le croyant, par un acte de foi, à un sacrifice intérieur, spirituel.
La création animale, révélée comme acte divin, mérite le respect.
L’agneau pascal n’est pas une prescription des autorités catholiques.
Pour toutes ces raisons, ce sacrifice n’a pas lieu d’être.
La consommation de l’agneau pascal est donc un acte inutile au regard de la foi, un acte douteux au regard de la compassion, et apparaît comme un « blasphème » au regard de la valeur sacrée du sacrifice de Jésus. NOTRE REQUÊTE Le sacrifice d’un agneau, n’émanant pas du cœur du Christ, mais d’un choix humain,
Nous demandons humblement au Saint-Siège, de prescrire l’arrêt de cette coutume, dénuée de valeurs religieuses.