Alerte aux lecteurs et signataires :
Ce problème n'est pas uniquement le mien. Il est le vôtre, car ce que je vis aujourd'hui pourrait affecter n'importe quel citoyen. Lorsque les services publics, censés être au service de l'intérêt général, se transforment en instruments de protection d'intérêts privés, cela ne concerne plus seulement une victime isolée. Cela touche chacun d'entre nous. Quand ces services, qui devraient protéger les citoyens, se retournent contre eux pour protéger des acteurs privés, tout le monde en pâtit. La frontière entre service public et intérêt privé devient floue, et nous sommes tous exposés.
Ce qui m'arrive aujourd'hui est l'illustration même d'une dérive qui peut se généraliser. Le service public, dans certains cas, devient un outil d'influence, un levier de captation d’intérêts économiques et politiques, dont les citoyens ne sont plus que les otages. Dans ce cadre, nous, les citoyens, devenons des contribuables qui paient chaque jour un prix exorbitant pour un service qui ne sert plus à garantir la justice, la sécurité ou même la santé publique, mais bien à maintenir un système inefficace et corrompu.
Dans un système démocratique, il est censé exister une séparation claire entre les autorités publiques, chargées de protéger le bien-être des citoyens, et les malfaiteurs, que l’on attend justement de combattre. Mais qu’arrive-t-il lorsque certains pouvoirs publics se spécialisent dans la protection des malfaiteurs ? Peut-on alors parler d’une véritable bande organisée de malfaiteurs, où les rôles sont joués non pas par des criminels isolés, mais par des fonctionnaires, des responsables locaux, des juges ou des procureurs qui, par leur inaction ou leur complicité, contribuent à la pérennisation d’un système où l’injustice et la maltraitance prennent le pas sur la vérité ?
Cette question n’est pas à prendre à la légère. Après deux ans de combats pour faire reconnaître une pollution grave menaçant ma santé et l’eau potable de toute un territoire, il est impossible de ne pas se poser cette question : quand les pouvoirs publics font partie des malfaiteurs, cela ne devient-il pas une bande organisée de malfaiteurs ?
Le temps est venu d’interroger publiquement cette invisible complicité qui, loin de disparaître, semble se renforcer. Maires, préfet, directrice du syndicat des eaux, ARS, juges, avocats désignés par le bâtonnier, procureur, chacun à sa manière, protégeaient-ils volontairement des malfaiteurs, ou est-ce l’effet d’un glissement insidieux et systématique dans l’inaction, la couverture et la rétention d’informations ? Quand ces responsables, dont les fonctions sont censées garantir la justice et la sécurité, ne réagissent pas face à des preuves évidentes et multiples, et que leur inaction devient systématique… est-ce encore de la négligence ou bien une complicité par omission ?
Prenons l’exemple d’un juge qui me convoque en extrême urgence pour un référé, en me faisant déplacer sur de longues distances pour ensuite, en toute fin d’audience, me menacer de poursuites judiciaires pour avoir osé poser la question : "Quand les pouvoirs publics se spécialisent dans la protection des malfaiteurs, cela ne devient-il pas une bande organisée de malfaiteurs ?" L’urgence est pourtant reconnue, ma vie est en danger, mais l’enjeu semble ailleurs. La priorité n'est pas de traiter l’urgence ou de chercher la vérité, mais de m’interdire de poser cette question.
Le référé a été rejeté pour des motifs qui n'avaient aucun rapport avec les informations et faits confirmés pendant l’audience. En effet, l’audience visait à traiter l'urgence d'une situation mettant en jeu des droits fondamentaux et la santé publique, notamment : 1. Le refus persistant des autorités d’agir, malgré des alertes répétées et des preuves tangibles des pollutions dangereuses. 2. La présence confirmée de pollutions graves, incluant des métaux lourds, des hydrocarbures et des bactéries fécales à des niveaux extrêmement élevés. 3. L'exposition prolongée à ces dangers, chaque jour depuis plus de 2 ans, due à des actes d'omission des autorités, laissant la situation se dégrader en toute impunité. 4. L'urgence de mettre fin à cette situation qui menace directement des vies humaines, dégrade un bassin versant, la ressource en eau, et entraîne des conséquences financières désastreuses pour la collectivité.
Cette menace judiciaire, intervenue à la fin de l’audience censée protéger la victime de pollutions et de mise en danger avérées, révèle un glissement dangereux dans lequel certaines institutions semblent jouer un rôle autre que celui auquel elles sont censées se limiter : celui de protéger les citoyens et leur santé. Quand un juge utilise son autorité pour non seulement ignorer l’urgence mais aussi pour intimider une victime, on peut légitimement se demander si ces juges ne deviennent pas eux-mêmes les instruments d'une stratégie délibérée visant à protéger des intérêts privés au détriment de la santé publique et de la sécurité des citoyens. Est-ce que cette situation ne fait pas revenir la question du mal ?
Le soupçon n'en est-il pas renforcé, quand un juge, censé être un acteur de la justice, utilise sa position pour non seulement ignorer une urgence mais aussi pour intimider une personne qui, face à la maltraitance, essaie de se défendre et de poser la question du comportement organisé et criminel de ceux qui ont laissé une situation de pollution se développer sans aucune intervention ?
Le rôle des pouvoirs publics dans l'injustice systémiqueC'est toute cette organisation, où chaque acteur semble jouer un rôle précis dans la mise en place d’une injustice systémique, qui interpelle. Quand un procureur refuse de transmettre les documents d’enquête cruciaux, quand des avocats désignés par le bâtonnier semblent plus intéressés par leur rôle de neutralisation que par la défense d’un citoyen, quand les autorités administratives comme l’ARS ou le préfet ferment les yeux sur des faits évidents, cela ne ressemble-t-il pas à une bande organisée de malfaiteurs ?
Là où il devrait y avoir un protocole de protection, de justice et de réparation, il y a au contraire des actions concertées pour étouffer. Quand les institutions publiques qui devraient défendre les citoyens semblent se liguer pour protéger les intérêts privés et laisser des dérives environnementales continuer, ne sommes-nous pas en train de regarder, sans pouvoir le nommer, une bande organisée à l’intérieur même des institutions censées nous protéger ?
La question est désormais légitime : quand la protection des malfaiteurs devient une spécialité des pouvoirs publics, peut-on encore parler d’une justice impartiale ? Quand les autorités se comportent comme une bande organisée, mais de l’intérieur de l’État, il est de notre devoir de soulever la question publiquement, d’exiger des comptes, et de demander justice pour chaque victime de l'inaction et du déni. L’inaction n’est plus une option, et à chaque jour qui passe, les preuves s’accumulent : il est temps de demander à ces autorités si elles sont prêtes à accepter qu’elles fassent partie de ce système organisé.
Pour ceux qui sont motivés et refusent de payer des complices de malfaiteurs ou malfaiteurs eux-mêmes qui sévissent à nos frais, contactez la prefecture, l'ARS, la DDTM, la DDPP, la Dreal, la commune de noues de sienne, le syndicat des eaux, et exprimez votre refus.
Car que vous soyiez en calvados ou ailleurs, il est temps de montrer que la gabegie, le gâchis, les inégalités sociales, économiques, environnementales, les abus de pouvoirs, les détournements de bien commun ou public, les malversations, DOIVENT cesser. Reprenons le pouvoir, rappelons à l'ordre public : c'est NOUS que les services publics doivent servir... pas les intérêts des élus !
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