« Cette petite dame qui sauve les chats est en train de craquer et de perdre la tête!… » se disent ceux et celles qui suivent de près la survie de l’association Bastet.
« Elle est en train de faire un burn-out », confirment doctement les initiés qui connaissent les horaires extensibles et décalés, la surcharge de travail, les weekends qui n’en sont plus, les nuits blanches passées sur des dossiers urgents, le stress des financements et les pressions de la hiérarchie, bref, tout ce qu’une petite dame protectrice de chats vit dans son quotidien avec ses félins orphelins.
« Les mamans araignées! Franchement ! Ce n’est pas sérieux ! »
Les mamans araignées, chers amis des félins et des petites associations méritantes qui les protègent de la brutalité du monde, ont plein de bras. Plein de bras, ça sert à donner plein de biberons en même temps à plein de petits affamés et aussi hurleurs que le sont les bébés humains affamés.
D’accord, les mamans araignées n’allaitent sans doute pas leurs petits. Moi, je « biberonne » à tour de bras, ce qui ne veut pas dire, comme sans doute la majorité du pays le pense, que je m’abandonne à l’alcool…
Non. Par ici, en Gironde, biberonner signifie seulement donner le biberon. A autant de chatons affamés que nécessaire. Mais à un seul à la fois, alors que maman araignée est capable de donner au moins 6 biberons d’un coup à 6 de ses petits. Mon rêve…
Car chez moi, les petits que vous avez découverts tout petits, les yeux encore fermés, sont en train de grandir tout doucement et réclament leur biberon avec d’autant plus d'énergie. Ils sont passés de 10 ml de lait maternisé par fratrie de quatre chatons à presque 40ml pour les mêmes.
Ils descendent leurs 200 grammes de lait maternisé en poudre en deux jours et demi. Le lait maternisé, c’est le prix du kilo de filet de boeuf plaqué de feuilles d’or, la crème de la crème.
Mais il faut ce qu’il faut pour remplacer le lait des mamans-minettes absentes. Pourquoi, mais pourquoi n’ai-je pas fait des études de laiterie suivies d’un diplôme de biberonnage à plusieurs bras ? J’aurais pu apaiser mes chatons plus vite.
Heureusement, d’ici une douzaine de jours, ils seront capables de laper leur lait chacun dans une petite coupe individuelle et tous en même temps, sans attente. Le moment venu, je vous les montrerai, si vous voulez bien continuer à m'accompagner :-)
Les fratries arrivent donc les unes après les autres. Des naissances décalées d’une à deux semaines. Je jongle avec de prudentes quarantaines, multipliant lessives et désinfections, par précaution. Mes quelques dizaines de « grands », ceux qui ne sont jamais partis, car trop timides ou affligés d’une pathologie handicapante, savent réclamer leur tour et ça ne rigole pas avec le respect du casse-croûte, la répartition des câlins et le partage de l’amour. Il y a des jours où j’envie les mamans araignées…
Voulez-vous bien continuer à accompagner ma petite bande d’orphelins félins, vous qui leur avez déjà consacré la bienveillance de votre attention, ce dont je vous suis très (TRÈS!) reconnaissante ?
C’est toujours une belle aventure de les mener vers une nouvelle vie, une famille à eux.
Vos signatures et votre soutien contre les cruels abandons restent indispensables. Et soyez indulgents envers les mamans araignées qu’il vous arrivera de croiser chez vous. Elles méritent bien notre respect ! :-)
6 biberons en même temps, vous imaginez ?! Quel exploit! :-)
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ASSOCIATION BASTET, Mahine Bridewell
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33670 Sadirac
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