Grande Campagne Nationale en cours :
Déjà plus de 70 000 signatures ! Rejoignez les nombreuses associations pour empêcher la récidive de la maltraitance animale. #UnFichierPourEux
Le Sénat a voté un amendement autorisant les préfets d'outre-mer à ordonner, pendant deux mois, la destruction des chiens errants et divagants par les agents de l'État, les lieutenants de louveterie et de simples détenteurs de permis de chasser.Un fusil à la place d'une politique publique. Voilà la réponse que le Sénat vient d'apporter à un problème que les associations dénoncent et documentent depuis des années:
- l'irresponsabilité humaine, l'absence de stérilisation massive, et le non-respect de
- l'identification obligatoire.En Martinique, lafourrière de l'île euthanasie déjà un certain nombre de chiensdepuis 2021, sans que l'errance ne recule d'un pouce.
À La Réunion,de nombreux chiens etchats sont également euthanasiés chaque année.
Selon des estimations, près de 90 % des chiens de Martinique ne sont pas identifiés : ce n'est pas l'animal qui est hors-la-loi, c'est l'humain qui ne fait pas son devoir.
Ce texte est en plus juridiquement fragile. Le tribunal administratif de Mayotte a déjà annulé, le 15 novembre 2023, un arrêté préfectoral organisant des battues de chiens errants, faute de base légale solide. Le nouveau texte tente de colmater cette brèche dans la précipitation, sans encadrement vétérinaire des tirs, sans droit de recours suspensif pour les habitants, sur la base d'un critère flou laissé à la seule appréciation du préfet.Le chien n'est pas responsable de sa naissance dans la rue. Le vrai responsable, c'est celui qui ne stérilise pas, qui n'identifie pas, qui abandonne. Faire porter le poids de cette défaillance humaine sur des animaux domestiques, à coups de fusil, sur tout le territoire — et non dans des zones de chasse réservées — c'est aussi un risque pour la sécurité de tous les habitants des DOM.Une commission mixte paritaire se réunit le 16 juillet 2026 pour trancher définitivement ce texte. C'est maintenant qu'il faut se faire entendre.Argos42 demande :- Le retrait du volet « destruction » de l'amendement lors de la commission mixte paritaire du 16 juillet;- Un plan national de stérilisation massive et financée des animaux domestiques en outre-mer;- Un contrôle renforcé et des sanctions réelles contre les propriétaires qui n'identifient pas ou abandonnent leurs animaux;- Un encadrement vétérinaire strict et un droit de recours suspensif pour les riverains, si une mesure d'abattage devait malgré tout être maintenue.
Signez et partagez cette pétition avant le 16 juillet. Après cette date, il sera trop tard pour peser sur le texte.
Pétition portée par Argos42, association loi 1901 de protection animale, 100 % bénévole et sans subvention publique.
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