Ma maman est partie depuis deux mois, et j’ai traversé ce temps comme dans un brouillard. La douleur et les tensions m’ont ébranlée. Pourtant, les chasseurs m’ont malgré eux ramenée à l’action. La haine m’a effleurée, mais je l’ai rejetée : elle détruit et se retourne toujours contre soi.
Eux ne savent que ce qu’ils savent, et j’éprouve désormais pour eux de la pitié et même de la compassion.
Cette épreuve ne m’est pas arrivée par hasard : elle m’a poussée à réagir et m’a offert un immense soutien. En deux jours, plus de vingt mille personnes se sont tenues à mes côtés.
J’avais mis lamas, ânes et chevaux à l’abri, laissant les chèvres seules. Désormais, je laisserai aussi les lamas partout : leur présence protège la faune sauvage, et même un lieutenant de louveterie ne pourrait sérieusement envisager de laisser des chiens de chasse courir parmi les lamas.
Vivre ensemble est la seule voie : entre nos animaux et la faune, et même entre nous et les chasseurs. La haine consume ; l’amour est plus fort.
Citation du Dalaï-Lama
« Remerciez vos ennemis, ils sont vos plus grands maîtres. Ils vous apprennent à faire face à la souffrance et à développer la patience, la tolérance, la compassion, sans rien attendre en retour. Nos véritables ennemis sont les poisons mentaux : l'ignorance, la haine, le désir, la jalousie, l'orgueil. »