Notre nouvelle enquête, présentée par le chroniqueur et humoriste Guillaume Meurice, documente le fonctionnement quotidien d'une maternité porcine du canton de Vaud (Suisse), qui planifie et organise la mise au monde de plusieurs milliers de porcelets par an; un élevage qui repose sur l’exploitation continue des truies, réduites à des machines à enfanter, et de leurs bébés, que l'on fait naître pour les tuer.
Les images montrent la violence insoutenable de ces usines à bébés: cages, inséminations artificielles, grossesses à répétition à grand renfort de traitements hormonaux, mutilations systématiques des porcelets, meulage de leurs dents sans anesthésie, castration des mâles, mise à mort des individus jugés trop faibles, et cadavres au milieu des vivants.
L’enquête révèle également des sévices graves. Une truie est frappée de 22 coups de pelle, au point d’en briser le manche. Descoups de pied sont infligés à de nombreuses reprises à plusieurs animaux. Un porcelet est tué par claquage: il est violemment projeté contre le sol bétonné, puis laissé à l’agonie.
DIX ANS DE WELFARE WASHING
Cette exploitation appartient à la famille Annen. Ce nom vous dit peut-être quelque chose: six exploitations Annen avaient été mises en cause en 2016 et 2017, notamment par Kate Amiguet. Dix ans plus tard, c'est le septième élevage de la famille Annen où des sévices graves sont révélés, et rien n'a changé.
Une belle campagne de welfare-washing avait suivi le scandale Annen de 2016: l'élevage que nous dénonçons aujourd'hui a été érigé en modèle, et la famille Annen avait déclaré publiquement «être consciente de l’importance du confort et du bien-être des animaux». Un discours rassurant pour combler le fossé entre les représentations publiques de l’élevage et sa réalité brutale. L'illusion d’un prétendu «bien-être animal» ne sert qu'à perpétuer un système où la violence est organisée dès la naissance, totalement incompatible avec toute forme de «bien-être» ou de «confort».
CETTE EXPLOITATION DOIT FERMER IMMÉDIATEMENT
En attendant de fermer tous les élevages, faisons fermer celui-ci! La pétition demande la fermeture immédiate de l’exploitation, et l’interdiction à ses propriétaires de détenir des animaux.
Face à la violence incommensurable, agir est indispensable. Chaque signature compte pour soutenir cette demande.
Nous saisissons aussi la justice: une dénonciation au Département de l'agriculture, de la durabilité et du climat et du numérique (DADN) est en cours de finalisation.
Une fois toutes vos signatures récoltées je les ferai parvenir à l’observatoire du spécisme.
Merci pour votre mobilisation, merci pour eux
Vous êtes sûr ? Votre mobilisation est importante pour que les pétitions atteignent la victoire !
Sachez que vous pouvez vous désinscrire dès que vous le souhaitez.