26/08/2025
Bonjour à tou.te.s
quelques bonnes nouvelles du front : si les eaux contaminées ruissellent vers mon terrain et le bassin versant, puis le littoral, en continu depuis des décennies, les informations, elles, ont du mal à circuler hors du champ d'égoût contaminé.
Les informations, la "vérité", contrairement aux pollutions, doit circuler librement et commence enfin à sortir du trou normand :
https://france3-regions.franceinfo.fr/normandie/programmes/france-3_normandie_ici-19-20-normandie-caenhttps://france3-regions.franceinfo.fr/normandie/calvados/vire/temoignage-je-recois-les-chasses-d-eau-des-150-habitants-du-village-devant-l-inaction-des-pouvoirs-publics-elle-prend-une-decision-radicale-et-illegale-3206378.htmlhttps://www.facebook.com/france3normandie/posts/aujourdhui-dans-lactu-en-normandie-incendie-reprise-du-feu-au-nez-de-jobourg-des/1182753853881663/Je remercie l'équipe de France 3 qui a pris le temps d'écouter et d'enquêter pour résumer aussi clairement que possible un dossier compliqué par les entraves à la manifestation de la vérité mises en place par les responsables.
Sans la Voix du Bocage qui a suivi mois après mois, l'évolution du dossier, et dénoncé les pollutions et leur impact sur le bassin versant, la santé et les espèces protégées, depuis leur découverte :
https://actu.fr/normandie/noues-de-sienne_14658/pollution-pres-de-vire-normandie-cette-habitante-a-devie-leau-dun-lavoir-communal_63052843.htmlcette "campagne d'infos" n'est pas une victoire, mais c'est une avancée vers la transparence et, espérons-le, une prise de conscience des habitants, et la confrontation des responsables à leurs obligations et aux infractions pénales dont ils sont auteurs ou complices par inaction.
Ils ne peuvent légalement se protéger derrière des procédures pour justifier leur inertie et pourtant, ils continuent de le faire :
les journalistes par souci légitime d'impartialité leur propose un droit de réponse systématique qu'ils ont décliné comme on le voit dans le reportage de FR3.
Ce refus de s'exprimer face à des risques sanitaires et environnementaux qui continuent de mettre en péril le bassin versant, des espèces et espaces protégés, des zones de captage d'eau potable est en lui-même un déni de démocratie : nos élus, nos représentants, nous doivent des comptes, ils nous doivent des explications et la garantie d'une protection de nos droits, du respect des lois.
Ce refus est un désaveu de leur position d'administrateur du bien-commun, peu importe le mépris en lequel ils tiennent les victimes, la citoyenne et ses animaux, c'est une démission tacite de leur mission.
Enfin, je remercie
Anticor qui a organisé une visite de soutien, de partage et d'échange autour d'un repas partagé, et j'invite tous ceux qui se posent aujourd'hui la question des atteintes à la probité que multiplient, à tous niveaux, certains élus, et d'autres petits notables, salissant leur fonction et dévoyant les missions qui leur sont confiées, à rejoindre Anticor dans la lutte qu'ils mènent, pas à pas pour sauvegarder l'idée même de la démocratie, sinon la démocratie malade.
Et merci à vous, de continuer à partager, alerter les responsables, vous mobiliser pour le vivant et l'espoir d'une humanité digne des valeurs qu'elle prétend porter. Soyons humains, nous ne sommes que des animaux parmi d'autres, mais nous avons un devoir : celui de nous assurer que la parole qui nous caractérise ait le sens que nous prétendons lui donner. Faute de quoi, la parole n'est que du bruit.
Un plan EAU, ce n'est pas un plan pour pomper l'argent public au bénéfice de quelques-uns. Un plan EAU, ce doit être des moyens au bénéfice de la ressource elle-même, de sa nature "suprême", dont nous dépendons tous de sa qualité "vivante et viable".
Dépenser des milliards pour assurer la restauration de cette entité qui dans certains pays a des droits juridiques, a du sens. Dépenser des milliards pour produire des études, du papier, rémunérer des élus ou des "responsables", ce n'est pas un plan Eau, c'est un plan de dérivation : et je m'y connais !